Hommage universel à Mandela : post-scriptum en forme de mea culpa

La haine des Harkis, horizon indépassable des pseudo-démocrates algériens.

                                 Nordine Aït-Hamouda, député algérien d’opposition et fils du Colonel Amirouche

    A mon tour de faire un mea culpa. Je reconnais que je me suis laissé déborder par mon désir de trouver chez certains Algériens une volonté sincère de revenir sur leurs crimes. Or, si cela est vrai du sort réservé aux Piénoirs – pas au point de reconnaître les crimes de juillet 1962, tout de même – il n’en est pas question dès qu’il s’agit des massacres perpétrés sur l’ordre du FLN par des populations civiles d’autant plus haineuses qu’elles s’étaient bien gardées de se mouiller pendant la guerre. Les Algériens continuent de réclamer à corps et à cri la repentance de la France et des Français mais ils se gardent bien de l’exiger d’eux-mêmes et de l’Algérie. Apparemment, Kamel Daoud n’échappe pas à cette règle. (Voir ci-dessous un article de lui titré « 37 millions de bras d’honneur »).

    Quant à Nordine Aït-Hamouda, le fils du Colonel Amirouche qui a tué plus de fellaghas et de civils algériens que de soldats français, c’est sur un ton haineux qu’il s’en prend aux Harkis. Ceci étant, il a raison sur un point : les Harkis, qui sont français, n’ont plus rien à voir avec l’Algérie et devraient s’abstenir d’y aller. Il serait juste bon que ledit Nordine s’applique la même règle et s’abstienne de venir dégueuler sa haine en France même. (Voir la vidéo et lire ci-dessous).

    Décidément, les Algériens sont comme ces coqs gaulois perchés sur un tas de fumier qui chantent « Ou bladi, ou bladi ! » (A ne pas confondre avec « Obladi-oblada ! »)

DOCUMENTS (Merci au lecteur attentif qui me les a envoyés)

1°/ L’article chargé de haine et de morgue de Kamel Douad

« 37 millions de bras d’honneur »

    « De la haine. Il fallait voir le visage, plissé par son diable intime, de Gérard Longuet, ce freluquet ex-ministre de la Défense français, quand on lui a posé la question sur la demande algérienne de reconnaissance franche des crimes coloniaux. Un visage ridé par la rouille, haineux, laid, méchant. Celui de cet autre France du mauvais perdant, celle de Vichy et de l’écrasement, celle de la cupidité et du mépris, celle de la droite et de la défaite. Cette France qui croit encore être le centre du monde et qui pense gagner des guerres avec des bras d’honneur, des polémiques sur l’origine des viandes et des espèces, le quota des joueurs de foot « arabes » et le rêve salafiste (qui veut dire ancêtres aussi) Gaulois. En réponse, le triste bonhomme, a répondu par un bras d’honneur vulgaire et méchant. C’était pendant la célébration algérienne du 1er Novembre, une guerre de Libération gagnée par des hommes libres et courageux et pas par des bras d’honneur assis, mais passons. »

    « Ce qu’il fallait lire ensuite, c’était les forums qui accompagnaient sur les sites des journaux français, cette vulgarité : le « c’est pas bien mais ça soulage » y était récurrent. Un peu trop. Et avec les mêmes arguments : « la France vous a civilisés »« pourquoi vous venez chez-nous ? »« le FLN a aussi tué et doit se repentir »« regardez ce que vous avez fait de ce pays »« vous êtes des nuls », etc. Du coup, la tentation est grande de répondre, ici aussi, par le bras d’honneur, l’insulte et l’appel à la haine. Ce geste triste a plus restauré le sens du 1er Novembre chez nous, et chez les jeunes Algériens, que le folklore des anciens moujahiddines et leurs célébrations clubistes. Sauf qu’il faut d’abord expliquer : oui le FLN a tué et oui il devra assumer, un jour ou l’autre, mais cela est notre histoire. Oui les nôtres, les plus jeunes, sont chassés de chez eux par ceux qui ne veulent pas mourir, céder la place, rendre les clefs et le drapeau et qui ressemblent étrangement à la Gérard Inc. Oui ce pays a connu des désastres mais aussi des réussites. Sauf que ce régime n’est pas nous. Et ce freluquet n’est pas la France, bien-sûr. Et il faut le rappeler : ici chez nous existent encore des gens qui luttent pour un pays meilleur, autrement qu’en insultant les autres et qui ont la générosité de l’accueil et la simplicité de leur humanité.

    Il faut aussi rappeler que notre âne vaut mieux que leur cheval, selon notre proverbe. Que le FLN d’avant 62 nous est précieux et que celui d’après 62 est surtout utile à des gens comme ce chien mouillé. Oui ce pays est à venir malgré ceux qui le déclarent vacant.

    Oui nous souffrons et nous luttons et nous avons perdu mais que la guerre contre les Gérard Longuet a été gagnée et que nous comprenons la haine de ce bonhomme, sa méchanceté, son aigreur de refoulé. Oui il est désolant de regarder la France s’enfoncer dans l’hypocrisie, succomber à la lâcheté des excuses sélectives.

    Oui les excuses sont un rapport de force : on aurait pu admirer le courage de Gérard Longuet s’il avait fait le même geste aux juifs quand son propre État reconnaissait la responsabilité et les crimes de la France envers la communauté juive. En fait, tout est là, il n’est pas question d’histoire mais de rapport de forces.

    Celui-ci étant variable, « la guerre n’est donc pas encore terminée » a écrit Chawki Amari, chroniqueur d’El Watan. Oui nous le savons : les demandes d’excuses sont un commerce chez nous et les refuser par des bras d’honneur est un commerce en France. Et les deux sont un même métier. Oui nous le savons, la France va mal et avec le Longuet elle devient hideuse. Un dernier cri «vive l’Algérie française !», lancé par un autre élu, il y a à peine quelques jours, la rend ridicule. D’où le conseil aux Français : libérez-vous de ces gens ! Créer un FLN comme le nôtre d’avant 62. Faites votre guerre de libération contre le grotesque et le Longuet. L’Algérie ne sera jamais française et elle n’est pas FLN. C’est un pays qui appartient aux siens.

    L’Algérie n’est pas française. La question est : est-ce que la France l’est encore?

Kamel Daoud

1°/ Nordine Ait Hamouda sur l’affaire Amirouche. (Il parle des Harkis vers la 45ème minute. Lire la vidéo)

Ses réponses en Français au journaliste.

1. « Je  vais  être franc avec toi. Moi, fils de Amirouche, pardonne aux Français mais je ne pardonnerai jamais aux Harkis ; plus grave encore ils n’existent pas pour moi. »

2. « Les Harkis qui n’ont pas fait de mal sont restés en Algérie ; les criminels harkis  ont pris le chemin de la fuite ils sont français et leur drame est un problème franco-français il ne concerne en rien l’Algérie. »

3.  « Moi je plaide la cause des Harkis ? Ça va pas non ? Comment veux -tu que je plaide la cause des harkis ? Il ne manquerait plus que ça ! »

4. Question : « Alors ils ne sont pas algériens ? » Réponse : « Il ne manquerait que les Harkis soient des Algériens même  si beaucoup de Harkis sont au pouvoir. J’ai même dénoncé publiquement dans une séance parlementaire, un moudjahid qui n’était en effet qu’un Harki. »

5. « Les Harkis ont fait subir aux Algériens les pires des souffrances ; et la France a doublé de férocité après le recrutement des Harkis. »

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