Mon blog-notes du mardi 4 février 2014.

    Cette semaine, je voudrais mettre un focus sur cinq personnalités qui se sont distinguées sur le dossier de l’offensive lancée par l’anti-France contre la famille française. Les premières sont trois femmes qui constituent trois types politiques tranchés. Les deux autres sont Manuel Valls, le ministre de l’intérieur (et de la sécurité) qui, plus que jamais, à l’instar de Nicolas Sarkozy, se mêle de tout sauf de sécurité, et Eric Zemmour, dont la chronique du 21 janvier sur RTL, Notre vie privée appartient désormais à l’empire du bien, pose parfaitement la réalité de ce qui se cache derrière les ABCD de l’égalité.

Trois femmes, trois tempéraments, trois parcours, une seule vérité.

Ludovine_Laurence_Farida                                                                                               Ludovine de la Rochère, Laurence Rossignol et Farida Belghoul (et ses amis)

    A l’occasion de la polémique sur la théorie du genre, le grand public a découvert trois femmes. Trois militantes, trois passionarias, pourrait-on dire, aussi opposées que le sont l’eau, l’air et le feu. La première, Ludovine de la Rochère, est une bourgeoise catholique pratiquante et attachée aux valeurs traditionnelles ; la deuxième, Laurence Rossignol, fait partie de cette multitude de gauchistes recyclés dans le socialisme sans jamais renoncer à leur rougisme ; la troisième, Farida Belghoul, est passée en trente cinq ans du communisme universaliste à l’extrême-droite communautariste. Comme son nouveau mentor Alain Soral.

    A l’égard de Farida Belghoul, j’ai dit, non sans une certaine admiration, qu’elle avait réussi, par son initiative d’une « journée de retrait » de l’école, à mettre le feu au Landerneau politiquement correct. Je maintiens évidemment cette appréciation, confortée par les réactions quasi unanimes de la sphère politico-médiatique (Voir C dans l’air d’aujourd’hui. Hallucinant !). Celle-ci s’est dressée comme un seul homme contre l’accusation, qui a quitté les blogs tels que celui-ci pour enfin venir à l’oreille du grand public, d’introduction à l’école de thèses contre nature en vue de créer une humanité conforme aux délires chimériques des Peillon, Vallaud-Belkacem, Taubira et autres adeptes du « progressisme » à la mode des Frères. Cette intuition se trouve concrétisée par la décision, annoncée aujourd’hui contre toute attente, de retrait du projet  gouvernemental sur la famille. Mais, ayant écouté les vidéos diffusée par ladite Farida Belghoul et découvert son parcours, je suis plus que circonspect quant à ses motivations. D’abord, on pouvait s’insurger et dire des choses dures voire méchantes sans céder à la vulgarité. Mais, surtout, je m’interroge sur son séjour de deux ans en Egypte, en vue, dit-elle, de soustraire ses enfants à la mauvaise influence de l’Éducation nationale. Il me semble que l’Egypte n’est pas exactement le pays idéal pour donner à ses enfants un enseignement et une éducation conformes aux valeurs républicaines en général et à la laïcité en particulier. Une interrogation confortée par la coïncidence de son retour en France et de son compagnonnage avec Alain Soral et ses amis identitaires. Du coup, je me demande si le moteur de la révolte de Farida Belghoul n’est pas l’antisémitisme plus que le souci de la famille.

    J’ai découvert Ludovine de la Rochère, la présidente de « la Manif pour tous », et Laurence Rossignol, sénatrice socialiste, ce matin sur France Inter. Je vous recommande vivement d’écouter leur confrontation (en deux parties, L’invité et Inter activ) de ce matin chez Patrick Cohen. Autant la première est calme, posée, sereine et centrée sur son sujet, autant la seconde est excitée, de mauvaise foi, agressive, dispersée. Il est vrai que Laurence Rossignol, gauchiste devenue socialiste dans la mouvance de Julien Dray, fait partie de cette cohorte d’apparatchiks rouges qui, après avoir été nourris à la mamelle des syndicats étudiants gavés d’argent public, n’ont jamais travaillé, pas même comme fonctionnaires (Lire sa fiche Wikipédia), et abusent de leur ignorance pour donner, sur un ton péremptoire et définitif, la leçon aux Français. Ecoutez son « argumentation » ou, plutôt, sa dialectique. Rien n’y manque en matière de procès d’intentions. A l’entendre, les cinq-cents mille personnes qui ont défilé hier dans le calme sont des fascistes, des antisémites, des arriérés rétrogrades, etc. A aucun moment elle ne s’avise de penser que les parents inquiets de l’éducation qu’on donne à leurs enfants ou des atteintes à la famille sont de bons parents. Et savourez cette confrontation à la lumière de la décision que vient de prendre François Hollande lui-même de reporter à 2015, autant dire aux calendes grecques, le projet de loi socialiste sur la famille.

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Projet famille, c’est fini !

Valls la menace                                                                                                                                                          Valls, la Menace !

    Si j’étais trivial, je dirais : « Ils on l’air c… ! » C’est vrai que toute la clique bobo-gauchisante qui s’est mise en quatre, depuis une semaine, pour défendre les initiatives délirantes des ministres les plus excités du gouvernement Ayrault doit en avoir gros sur la patate. Le projet de loi sur la famille ne sera pas discuté en 2014. Ceux qui avaient comparé le mouvement de défense de la famille à celui des ligues de 1934, avaient invoqué Maurras et taxé les parents mobilisés de séditieux, ceux qui ont fustigé et traité d’arriérés et de réactionnaires les tenants de la famille traditionnelle, oui, tous les défenseurs automatiques du n’importe quoi qui ont pris à leur compte et assuré le service après-vente des élucubrations du duo Peillon-Vallaud-Belkacem ont l’air vraiment c…, à l’heure qu’il est.

    Parmi eux, il en est un qui doit se mordre les doigts car, pas plus tard que samedi veille de la grande manifestation du 2 février, il avait osé mettre dans le même sac et menacer des mêmes peines les gens qui profèrent des insultes antisémites et racistes et les citoyens qui luttent sincèrement, arguments à l’appui, contre les menées de la franc-maçonnerie française. Manuel Valls s’était permis cela ; il est vrai que lui-même en est. Mais ils sont plus de la moitié, parmi les ministres, à se déclarer francs-maçons. Alors, quand un projet maçonnique (celui de la prise de contrôle des enfants contre la volonté de leurs parents) est mis en oeuvre par des francs-maçons déclarés et enragés tels que Vincent Peillon, comment lutter contre le projet sans combattre son promoteur et l’organisation qui le cautionne et lui en donne les moyens ?

    La maçonnerie n’est pas un état naturel ou une foi susceptibles de servir de prétexte à une discrimination ou à des insultes mais une organisation humaine de type politique. Quand des individus, des citoyens, se réunissent pour débattre d’une question philosophique, sociale ou politique dans le cadre d’une confrérie maçonnique, il n’y a rien que de très naturel et normal. On appelle cela la franc-maçonnerie spéculative. Beaucoup de Français mais aussi des millions de gens dans le monde le font régulièrement et en toute bonne foi pour faire avancer des idées. Il en est tout autrement quand une partie d’entre eux utilise les réseaux ainsi constitués pour faire des affaires en contournant la loi, comme ce fut le cas des réseaux francs-maçons des tribunaux de commerce de la Région PACA  naguère démantelés par le procureur Montgolfier. Et c’est franchement scandaleux quand, du premier échelon administratif au plus haut sommet de l’État, des francs-maçons s’entendent pour faire passer des décisions dont ils savent qu’elles ne conviennent pas au Peuple et qu’elles n’ont aucune chance d’aboutir démocratiquement. C’est très exactement ce qui se passe avec les projets de Vincent Peillon d’instrumentalisation de l’école pour imposer un modèle de société qui n’a pas la faveur des Français. L’Éducation nationale, dans toutes ses composantes, est entièrement aux mains de la franc-maçonnerie française qui tient à la fois, non seulement la haute administration du secteur mais aussi les syndicats et la principale association de parents d’élèves (la FCPE). C’est pour cela que des projets innocents en apparence comme les ABCD de l’égalité mais qui cachent de véritables horreurs peuvent être mis en oeuvre à l’insu des Français. Sans une action aussi résolue, têtue et persévérante que celle du mouvement la Manif pour tous, cette affaire n’aurait pas été connue des Français. Alors, salir et fustiger les promoteurs de ce mouvement, au besoin en créant des amalgames artificiels, par exemple, avec les années trente, voire criminaliser leurs idées, est une bonne façon de les paralyser.

    Criminaliser l’anti-maçonnisme, c’est, pour le pouvoir et ses satellites, se donner les moyens de l’impunité. Valls en a révé. Apparemment, et j’y reviendrai, Hollande y renonce. Mais on n’est pas passé loin.

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Zemmour sans Naulleau a tout bon !

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    Je le reconnais bien volontiers – je l’ai d’ailleurs déjà écrit quelque part – j’ai un faible pour Eric Zemmour. D’abord, parce qu’il fait tout comme moi. Un : il est berbère et il en est fier. Deux : ils est Piénoir et il s’en vante (ce n’est pas le cas de tous). Trois : c’est un gars des cités. Quatre : il aime son pays, le foot et Led Zeppelin.  Ensuite, parce qu’il dit tout haut tout ce que je pense. Mais lui se fait entendre par des millions de Français tandis que je rame (ou que je pédale) dans l’anonymat.

    J’écoute les chroniques de Zemmour sur RTL mais pas en direct. Alors, je fais des tirs groupés en fin de semaine. Cette fois-ci, j’ai été littéralement enthousiasmé, transporté par sa chronique du mardi 21 janvier. Seul parmi les éditorialistes, il y dit clairement tout ce qui se cache derrière les ABCD de l’égalité et que vous n’avez lu sous aucune autre plume et entendu d’aucune autre voix.

    Mais ses chroniques sont encore meilleurs à la lecture qu’à l’écoute. Aussi lui ai-je demandé de m’autoriser à publier le texte de celle de mardi 21. Malheureusement, ce n’est pas possible car son éditeur le fait chaque année. (Je vous recommande Z comme Zemmour). Mais en voici la conclusion. « Sur les ruines de la famille traditionnelle, la gauche a décidé d’imposer par la force un nouveau modèle de famille, de relations entre les hommes et les femmes, et d’éducation des enfants. Ceux qui renâclent ou refusent ce projet totalitaire (souligné par moi) devront se soumettre ou se démettre. Notre vie privée appartient à nos nouveaux maîtres. L’Empire du Bien veille sur nous ! »

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