Aquilino Morelle ou la franc-maçonnerie des privilèges.

La France confisquée…

images (1)                                                                                                      Quand Aquilino Morelle (à droite de F. Hollande) avait l’oreille du Président.

    Ces derniers temps, les quelque deux-mille fidèles de ce blog, en majorité piénoirs, ont été rejoints par de nombreux lecteurs directement approchés par moi ou venus sur recommandation. Parmi la douzaine de milliers de lecteurs occasionnels, beaucoup sont des patriotes inquiets de l’orientation imprimée à notre pays par des élites dont on cherche en vain ce qui les différencie. La majorité d’entre eux partage mes analyses à cet égard mais beaucoup les récusent. J’ai même reçu récemment des messages m’accusant d’appels à la haine, et me taxant de racisme, de complotisme, etc. 

    Il est vrai que les Français aiment bien qu’on leur explique des choses qu’ils ont d’autant moins de peine à comprendre qu’ils les voient se déployer sous leurs yeux, mais ils sont gênés qu’on les appelle par leur nom ; ils voient, par exemple, que les affaires publiques sont entre les mains de lobbies mais, s’ils acceptent aisément qu’on désigne clairement les lobbies économiques parce que cela flatte leurs penchants socialisants et leurs préjugés anti-riches, il répugnent à entendre parler de lobby juif ou de lobby franc-maçon. Cela tient évidemment au fait que cela heurte sincèrement la conscience de beaucoup d’entre eux. Les Français, contrairement à ce que ces deux lobbies colportent et font tout, avec leurs formidables moyens, pour accréditer, ne sont pas foncièrement racistes, et ils répugnent à lire ou entendre des qualificatifs à connotation raciale ou ethnique adossés à des phénomènes négatifs. Autrement dit, beaucoup de Français conscients de l’existence d’un lobby juif ne se résignent pas à le qualifier comme tel parce que, ce faisant, ils auraient l’impression de déchoir moralement. Trente années d’activisme antiraciste et de pression morale les ont convaincus qu’en dénonçant le lobby juif, ce sont les Juifs qu’ils accusent. C’est évidemment une absurdité.

    Mais il est beaucoup plus facile à une minorité détentrice de tous les leviers du pouvoir de salir ses ennemis qu’à ceux-ci de se défendre. Et il faut être sacrément déterminé pour ne pas renoncer sous la pression. S’agissant du lobby juif, il est d’autant plus enragé dans cette œuvre de destruction morale de ses ennemis s’ils sont eux-mêmes juifs. La preuve,  nous la vivons chaque jour avec le traitement que lui et ses complices unis dans le projet de désagrégation de la nation française font, depuis des mois, subir à Eric Zemmour et Alain Finkielkraut.

    Un lecteur scandalisé par mes écrits m’accuse de reprendre les thèmes des années trente sur le complot judéo-maçonnique. Cela fait évidemment partie des moyens mis en œuvre par l’anti-France pour discréditer ceux qui s’élèvent contre elle. Sous prétexte que des dénonciateurs de l’anti-France d’hier ont collaboré avec le fascisme et cautionné l’holocauste et les camps d’extermination nazis, ceux qui voient clair aujourd’hui devraient se taire et laisser détruire la France et sa civilisation sans réagir. C’est évidemment oublier – mais l’Histoire dont l’anti-France détient les clefs, s’en est chargée – tous les patriotes qui, après avoir lutté politiquement contre ceux qu’ils considéraient comme des ennemis de l’intérieur, se sont levés pour défendre la France menacée de l’extérieur. Ce que bien des personnages auxquels les donneurs de leçons d’aujourd’hui se réfèrent s’étaient gardé de faire.

    Ceci étant, dans lobby juif, lobby franc-maçon, lobby homosexuel, lobby immigré ou lobby trucmuche, ce n’est pas le qualificatif qui m’intéresse mais le substantif. Quelle que soit sa nature, un lobby est par définition une anomalie au regard du principe fondateur de la démocratie : l’égalité devant la loi. En démocratie, chaque citoyen a par principe la possibilité de faire entendre sa voix, y compris en dehors des élections. Pour que chacun puisse exercer ce droit, il est prévu des institutions au sein desquelles les citoyens désireux de faire valoir des opinions ou de défendre des intérêts peuvent unir leurs forces : ce sont les partis, les associations, les syndicats. Et ce sont les élus, expression démocratique la plus aboutie et, en principe, en charge de l’intérêt général, qui sont en dernier ressort juges de l’opportunité de faire droit ou non aux vœux ainsi formulés par eux.

    La société démocratique n’est pas un concept sclérosé, sans nuances et tout d’un bloc où tous les points de vue se valent et où toutes les opinions méritent d’être traitées également. La plupart des citoyens, conscients de leurs lacunes et de leur ignorance, ont la sagesse de s’en remettre à qui ils réputent plus sage qu’eux. Ils ne sont donc pas choqués que ceux qui gouvernent consultent certains citoyens plus que d’autres. C’est même la justification, fondée, dans certains pays parfaitement démocratiques, de la survivance d’un monarque et d’une institution parlementaire nommée par lui (Chambre des Lords au Royaume Uni). L’institution des « sénateurs à vie » en vigueur dans certaines républiques (Italie) en est une déclinaison parlante : « senatus » signifie « sage ». C’est, d’une certaine façon, une réminiscence du régime aristocratique. Et, tout bien réfléchi, rien de plus qu’une forme de distinction au mérite.

    Cela, pour signifier que le service de l’État démocratique admet parfaitement et, même, exige, le recours discrétionnaire à des influences non démocratiques. A condition qu’il soit le fait de quelqu’un qui a lui-même été distingué par le plus grand nombre de citoyens : le chef de l’État. Un pouvoir que celui-ci peut exercer directement ou par délégation. Toute autre voie pour faire valoir une opinion et obtenir un avantage ou des privilèges est un déni de démocratie, donc un crime contre le peuple. A plus forte raison quand elle s’accompagne de pressions, de dissimulation ou de tout type de tromperie. La corruption par l’argent et le trafic d’influence sous toutes ses formes, donc, le lobbysme, qui permettent d’arriver à ses fins à l’insu du peuple ou, pire, contre lui, sont des crimes. Le peuple a le droit de les dénoncer et de s’y opposer.

    Ceci étant posé, y a-t-il un lobby juif, un lobby franc-maçon, un lobby immigré, un lobby gay, un lobby féministe, etc. ? Réponse : oui ! Y a-t-il des lobbies économiques ? Oui ! Ces lobbies agissent-ils dans la transparence ? Non ! Sont-ils représentatifs ? Non ! Passent-ils, pour imposer leurs vues, par des canaux démocratiques ? Non ! Œuvrent-ils dans l’intérêt général ? Non !

    A l’exception de la franc-maçonnerie, tous les lobbies autres qu’économiques sont des lobbies communautaires. Aucun d’eux n’est représentatif des populations au nom desquelles il prétend parler, beaucoup s’en faut. Or, face à leurs détracteurs, ils n’hésitent pas à instrumentaliser ces populations en invoquant à l’encontre de leurs ennemis une pseudo phobie. Vous opposez-vous au mariage gay ? Vous êtes immédiatement taxé d’homophobie alors même que la plupart des homosexuels pensent comme vous. Vous inquiétez-vous de l’immigration incontrôlée et de l’emprise de l’islamisme sur les Musulmans français ? Vous êtes islamophobe. En l’occurrence, pris dans son acception originelle, le terme est très juste puisqu’il s’agit bien d’une peur de l’Islam tel qu’il est pratiqué aujourd’hui. Dénoncez-vous le sionisme compris comme le « rétablissement » aux dépens des Palestiniens d’un Grand Israël mythique (dont la majorité des israéliens ne veulent pas, d’ailleurs) ? Vous êtes aussitôt réputé judéophobe ou antisémite.

    On peut se demander comment des lobbies non représentatifs peuvent être assez puissants pour imposer leurs vues. La réponse tient en deux réalités. La première est qu’ils sont très bien implantés dans les sphères dirigeantes ; la seconde est qu’ils sont parfaitement organisés en une sorte de coalition très en phase avec la doxa politiquement correcte européiste et droit-de-l’hommiste. C’est là où le lobby des lobbies, la franc-maçonnerie, joue un rôle clé.

    Les francs-maçons constituent un lobby transversal. « Ils sont partout ! », disaient des Juifs les antisémites des années trente. Cette formule, alors parfaitement injuste et néfaste, convient parfaitement aujourd’hui au phénomène franc-maçon. Quand quatre-vingt pour cent des ministres d’un gouvernement et le Président de la République lui-même sont francs-maçons, comment pourrait-on le nier ? Quand la plupart des hommes politiques d’un pays sont francs-maçons, comment entretenir des doutes ? Quand l’édition, la presse, les médias, les syndicats, les ministères de la Justice et de l’Éducation nationale, la haute administration, etc., sont truffés de francs-maçons, peut-on en douter ? Quand TOUS les Francs-Maçons d’un pays sont mondialistes, européistes, droits-de l’hommistes, tiers-mondistes et immigrationnistes, comment ne pas se poser de questions sur leurs intentions ?

    Le problème, avec la franc-maçonnerie française, c’est que, depuis l’avènement de la Troisième République, elle a changé de nature. Alors que les Francs-Maçons se prétendaient des humanistes contemplatifs ou spéculatifs soucieux de progrès pour leurs semblables et s’interdisaient d’user de leur appartenance pour conforter leurs propres positions, la franc-maçonnerie française est devenue une association à but lucratif et politique (lire). Imbus de leur supériorité intellectuelle et morale, les Francs-Maçons français n’ont « ni Dieu, ni Maître » et ont fait leur le précepte machiavélien : « Deux buts : prendre le pouvoir et le garder ; un moyen : tous ! » Leur credo : « Quoi que je fasse, je fais bien puisque c’est dans l’intérêt de la cause que je sers ! » Leur cause ? Le progrès de l’humanité. Que des homosexuels se marient et puissent adopter des enfants, que ceux-ci puissent être l’objet d’un commerce, c’est, à leurs yeux le progrès. Et ceux qui pensent différemment sont des obscurantistes.

    Quand Aquilino Morelle[1] fait venir un cireur de chaussures à 30 €uros la paire aux frais du contribuable, quand il sert des grands crus des caves de l’Élysée pour recevoir de simples journalistes, quand il monnaye ses conseils à des laboratoires pharmaceutiques qu’il est censé contrôler (comme Cahuzac) et qu’il prend soin de faire virer l’argent sur le compte d’une société créée au nom de son frère et domiciliée au Luxembourg, le grand humaniste et franc-maçon Aquilino Morelle a la certitude de servir l’humanité en général et la France en particulier.

    On n’est pas obligé d’être d’accord avec lui.

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Post-scriptum : Quand je dis « les Francs-Maçons », je parle évidemment des hautes sphères de la franc-maçonnerie. La grande force des lobbies est de savoir mettre au service des lubies idéologiques ou des intérêts d’une minorité malfaisante la bonne volonté d’un grand nombre de citoyens sincèrement convaincus d’œuvrer pour le bien de leurs semblables. La franc-maçonnerie, comme tous les lobbies, fonctionne comme une secte.



[1] Aquilino Morelle, franc-maçon, fait partie d’une super franc-maçonnerie encore peu connue des Français : la French-American Foundation. Parmi ses « élèves » : Henri de Castries (1994, Pdt Axa), Emmanuel Chain (1999, journaliste), Jérôme Clément (1982, Pdt d’ARTE), Laurent Cohen-Tanugi (1996, ex- Vice-Pdt de Sanofi-Synthélabo), Annick Cojean (2000, le Monde), Jean-Marie Colombani (1983, ex- Dr du Monde, fondateur de Slate.fr), Matthieu Croissandeau (2002, Nouvel Observateur), Jean-Louis Gergorin (1994), Nicolas Gaume (1999, PDG de Mimesis Republic), Bernard Guetta (1981, France Inter), François Hollande (1996, Pdt de la République française), Erik Izraelewicz (1994, Dr du Monde), Laurent Joffrin (1994, PDG de Libération), Jean-Noël Jeanneney (1983, Ancien Ministre, Pdt de la BNF), Alain Juppé (1981, Ex-Premier Ministre, maire de Bordeaux), Sylvie Kauffmann (1998, journaliste au Monde), Yves de Kerdrel (2005, Figaro), Anne Lauvergeon (1996, ex-Pdte d’AREVA), François Léotard (1981, ex- ministre de la Défense), Bruno Le Roux (1998, Pdt du groupe PS à l’Assemblée nationale), Alain Minc (1981, conseiller politique, économiste, essayiste et dirigeant d’entreprise), Arnaud Montebourg (2000, ministre), Aquilino Morelle (1998, conseiller François Hollande), Pierre Moscovici (1996, ex-ministre), Olivier Nora (1995, Pdt des Éditions Fayard), Christine Ockrent (1983, journaliste), Denis Olivennes (1996, Pdt d’Europe 1), Valérie Pécresse (2002, ex- ministre), Alain Richard (1981, ex- ministre), Jacques Toubon (1983, ex-ministre), Marisol Touraine (1998, ministre), Najat Vallaud-Belkacem (2006, ministre).

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