Mon blog-notes du mardi 8 juillet 2014.

    A Béziers, le nouveau Maire, Robert Ménard, commémore le 5 juillet 1962 ; à Paris, des « Français musulmans » se réjouissent de voir l’armée de leurs égorgeurs défiler sur les Champs.

Robert Ménard aux Piénoirs de Béziers : « Je vous ai compris ! »

5 JUILLET 2014 003                                                                                                     Robert Ménard devant la stèle en l’honneur des patriotes Jean-Marie Bastien-Thiry, Roger Degueldre, Albert Docevar et Claude Piegts.

    Robert Ménard, élu maire de Béziers en avril dernier, a tenu parole : la Ville de Béziers a officiellement commémoré la journée tragique du 5 juillet 1962. Ce jour enseigné dans nos écoles comme celui de l’indépendance de l’Algérie est aussi celui de l’intensification des massacres de Harkis dans les Douars et de l’assassinat de milliers de Piénoirs dans les villes et les campagnes. Des assassinats tragiquement caractérisés par celui d’Oran qui fit au moins sept-cents morts en, deux jours dans des conditions atroces que la République s’honorerait de reconnaître. Robert Ménard, nouveau Maire de Béziers, l’a fait devant la stèle érigée par l’Adimad en l’honneur des Patriotes tombés pour la défense de l’Algérie française. Cette stèle dite « la stèle de la honte » par nos ennemis devient, à partir de ce 5 juillet 2014 et ce, au grand jour, la « stèle de l’honneur ». 

    Alain Algudo, qui m’a envoyé ces photos, écrit : « A l’instigation du Collectif des Associations et Amicales de rapatriés du Grand Biterrois, magnifique, solennelle et émouvante cérémonie du 5 juillet organisée devant la stèle des martyrs de l’Algérie Française par notre nouveau Maire Robert Ménard qui a prononcé un discours qui va faire date. Une fanfare militaire était présente, les Africains et le Marseillaise, ainsi qu’une quinzaine de porte drapeaux avec en fin de cérémonie un lâcher de Colombes. Après tant d’années de combat pour l’honneur de notre stèle, aujourd’hui nous avons vécu un rêve éveillé. »

    Je publie tel quel le discours de Robert Ménard. Et, quelles que soient nos divergences, je tiens à dire ici, publiquement, que je lui suis reconnaissant d’avoir osé. Puisse son acte courageux trouver un écho chez d’autres élus prétendus amis des Harkis et des Piénoirs qui n’ont jamais trouvé le courage de s’élever contre le mensonge et l’oubli volontaire.

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Le discours de robert Ménard.

« Monsieur le Ministre, Monsieur le député, Mesdames et messieurs les élus, Messieurs les présidents d’association, Mesdames, Messieurs,

Il est des commémorations sèches, intellectuelles, administratives. Des officiels se rassemblent pour célébrer un événement lointain, symbolique, et qui, parfois, ne reste vivace dans la mémoire collective que par la grâce d’un jour férié. Et puis, ensuite, un apéritif est servi et l’on parle d’autre chose… Ce n’est pas le cas aujourd’hui.

Aujourd’hui, nous sommes rassemblés devant cette stèle à la gloire des morts pour l’Algérie française afin de commémorer un événement de sang et de chair. Ce sang coule toujours et cette chair palpite encore. Nous sommes ici parce que voici 52 ans des centaines des nôtres ont été tués dans des conditions atroces, livrés à leurs bourreaux dans l’indifférence du gouvernement d’alors. Et nous ne voulons pas les oublier, nous ne voulons pas oublier.  

Nous sommes ici au nom de ce tout ce que nous devons à nos familles, à notre histoire. Et je pense à mon père qui, ce jour-là, a échappé à la mort de justesse. Nous sommes ici malgré le silence de l’État français si prompt à se préoccuper de massacres sous d’autres latitudes, à donner des leçons à la terre entière. Nous sommes ici pour dire que, oui, les Français d’Algérie ont, eux aussi, un droit à la mémoire. Que leurs souffrances sont d’autant plus insupportables qu’elles leur ont été infligées à cause de la passivité de leur propre État, de leur propre gouvernement. Nous sommes ici parce que voici 52 ans, jour pour jour, des centaines de Français d’Algérie étaient livrés sans défense à Oran au couteau des égorgeurs.

Rappelons-nous. Il y a 52 ans, à la même heure, une manifestation immense de musulmans se répand dans le centre d’Oran pour célébrer l’indépendance.  L’armée française a pour ordre de rester dans ses casernes. Le maintien de l’ordre a été abandonné au FLN. À midi dix, exactement, les rapts d’Européens vont commencer. A midi trente, une foule hystérique va envahir la poste et égorger comme des moutons tous ses employés européens, kidnapper des dizaines d’hommes et de femmes que la fatalité a conduit là. À treize heures, la chasse à l’Européen est générale : enlèvements, viols, égorgements, mutilations, pendaisons à des crocs de bouchers…

Outre les Européens, tous les musulmans considérés comme partisans de l’Algérie française sont systématiquement tués dans des conditions d’une barbarie inouïe. À Oran, comme ailleurs par la suite, les harkis vont payer un tribut effroyable à la haine démente du FLN. Ce 5 juillet 1962, pendant des heures, c’est le massacre généralisé, c’est l’enivrement de la vengeance. Ce sont des scènes de rafles, de tortures. Ce sont des abominations absolues. L’Algérie indépendante se baptise dans le sang. Le soir même, le général De Gaulle apparait à la télévision pour annoncer l’indépendance de l’Algérie. Les Français de métropole viennent de rentrer de la plage. Les pieds-noirs, eux, vont prendre le bateau et quitter leur maison pour toujours.

Presque tout le monde s’en moque. Et, depuis 50 ans, rien n’a changé. Quel Français de 2014 connait cet événement ? Quel film, quel téléfilm a été consacré à ces massacres ? Aucun. Pour les pieds-noirs, c’est la triple peine : égorgés par les tueurs du FLN ; chassés de leur sol natal ; condamnés à perpétuité par la bien-pensance de la gauche et la lâcheté de la droite.

Le 5 juillet 1962 est un jour de deuil. C’est aussi un jour de honte pour ceux, pour tous ceux qui ont couvert ces assassinats de leur silence. J’ai écrit un livre en 2012 dont le titre était « Vive l’Algérie française ! ». Je suis fier de ce livre. Les victimes d’Oran sont le dernier épisode d’une histoire de 132 années à propos de laquelle le mensonge est quasi permanent. Or, disons-le clairement, sans la France, pas d’Algérie ! C’est la France qui a donné une existence à ce qui n’était qu’une juxtaposition de tribus vaguement gouvernées par les Turcs. C’est la France qui a mis fin aux épidémies de choléra qui ravageaient les douars indigènes avant 1830. C’est la France qui a permis qu’en cent ans, la superficie des terres cultivables appartenant aux musulmans soit doublée. C’est la France qui scolarisait, en 1960, 75 % des enfants musulmans, chiffre unique dans toute l’Afrique à cette époque. C’est la France qui a donné à l’Algérie 23 ports, 32 aérodromes, 4 500 kms de voies ferrées. Etc. Etc.

Les Français d’Algérie étaient les plus grands patriotes de notre pays. Leurs pertes lors de la dernière guerre mondiale le prouvent. Elles ont été supérieures aux pertes métropolitaines ou musulmanes. C’est en pensant à leur histoire, c’est en songeant à leurs sacrifices et à leur exemple, c’est en souvenir de mon père, que je conclurai par le seul cri digne d’un Français, digne de l’histoire de l’Algérie française, de son œuvre et de ses morts : Vive la France ! »

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Pendant ce temps, des renégats gamellards  vont à la soupe socialiste…

G12-harkis                                                                           Autour du Président « Lou Ravi », une belle brochette de mange-m…

    En 1989, j’ai naïvement participé à la création du Conseil national des Français musulmans. Je n’y voyais pas encore la patte d’une bande de collabos adeptes du cumul soupe et chorba menés notamment par un certain Hamlaoui Mékachera. Cette fine équipe se partageait entre l’allégeance à Chirac et la dévotion à Mitterrand. Il y avait là d’authentiques Harkis amoureux de la France, des Franco-Algériens ayant un pied de chaque côté de la Méditerranée, des enfants de notables « français musulmans », c’est-à-dire d’anciens élus qui, aussitôt le cessez-le-feu signé, avaient proposé leurs services aux fellaghas, pas mal d’anciens militaires engagés dans les troupes françaises stationnées en Allemagne, certains de ceux qu’on a appelés les « officiers couscous-merguez », ces Harkis, dont certains sachant à peine lire et écrire, qui furent promus lorsque De Gaulle décréta qu’il fallait qu’un dixième des officiers de base en Algérie fussent des Musulmans, et quelques officiers diplômés des écoles militaires. Ceux-là, qui ont été parfaitement recyclés et ont fait carrière dans l’administration, se considéraient comme l’élite et la crème de la « Francie musulmane ». Ce sont eux qui ont inventé la formule « Français musulmans », ce, par mépris pour les Harkis et aussi, pour servir l’objectif constant des politiques qui a toujours été de noyer ceux-ci dans un improbable magma d’essence raciste où ils mettaient ensemble les Arabes qui avaient combattu la France et ceux qui l’avaient défendue.

    Je ne savais pas que ce CNFM existait encore. Lorsqu’il était présidé par Hamlaoui Mékachera, qui devint le premier ministre « musulman » de la République française depuis Nafissa Sid Cara (Secrétaire d’État de janvier 1959 à avril 1962), il servait déjà de pompe à subventions pour lui et ses amis. Du moins, à l’époque, ils ne faisaient pas encore de trafic avec l’Algérie alors qu’aujourd’hui… En tout cas, on ne parlait pas d’Islam. C’est pourquoi je mets « musulman » entre guillemets car, pour avoir passé quelques heures arrosées avec lui, je puis témoigner que ledit Mékachera savait tout sur les multiples façons d’accommoder la viande de porc et que sa sciences des vins et des spiritueux égalait (au moins) celle du philosophe grec de l’école péripatéticienne Théophraste qui écrivit le très fameux Traité de l’ivresse. Et parmi ses amis fondateurs du CNFM, je ne me souviens pas en avoir rencontré un, à l’époque, dont la vie s’inspirât de l’Islam. Certes, aujourd’hui, ils portent tous la barbe et boivent du jus de fruits en public ; l’un d’eux est même recteur d’une des plus grandes mosquées de France (je ne dis pas laquelle mais ceux qui le connaissent le reconnaîtront). Bref, ces gens vont où l’odeur de la soupe les porte.

    Je ne suis donc pas étonné de ce que cet organe collecteur de subventions aujourd’hui présidé par l’inoxydable Hocine Bouarès, un ancien de la FAP, si je me souviens bien, collabore avec le gouvernement actuel. C’est ce qu’il a toujours fait et qu’il fait encore le mieux ! De là à penser qu’un jour Hocine Bouarès se réjouirait à la perspective de voir l’armée du FLN défiler sur les Champs-Elysées !… C’est pourtant ce qui ressort d’un communiqué confidentiel publié le 30 juin dernier qui a sans doute été rédigé par un collaborateur du renégat Kader Arif[1], secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants ou, plutôt, en l’occurrence, aux c… battus !



[1] En fait, K. Arif est fils de policier algérois. « Harki », il ne l’est que d’acception générique, ce mot servant à nommer tous les Algériens qui avaient servi la France et en avaient été récompensés par l’assassinat ou, au mieux, par l’exode. La plupart des anciens fonctionnaires musulmans d’Algérie n’ont pas eu de peine à se convaincre qu’ils étaient au moins aussi bons algériens que français.

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1 réponse à Mon blog-notes du mardi 8 juillet 2014.

  1. barbolosi claude dit :

    merci de toutes vos infos .

    Cela fait du bien car j ai bien conscience que nous sommes la derniere generation sensible a ces souvenirs .

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