Crise syrienne : ce qu’il faut savoir (3)

Après avoir vu ce qui se cache en réalité derrière le discours quasi unanime sur « Al Assad, assassin de son peuple et tyran à abattre », nous allons examiner la partie adverse, ce que nos médias appellent tout aussi unanimement « les rebelles ».

L’opposition anti-Bachar : nationalistes, islamistes et terroristes.

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    La guerre civile syrienne est partie en février 2011 d’un soulèvement populaire durement réprimé (deux-mille deux-cents morts en six mois, selon le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU). La responsabilité directe du régime syrien dans l’aggravation de la situation est donc incontestable. Nous verrons prochainement dans quel contexte historique et international elle s’est produite. Mais c’est un fait. Toujours est-il que le soulèvement populaire s’est vite transformé en guerre civile. Au fil du temps, les protagonistes se sont multipliés, formant une myriade de groupuscules aux visées et aux motivations disparates et souvent opposées. On peut les classer en trois tendances : les nationalistes, les islamistes « modérés[1] » et les djihadistes. Après quatre ans de combats, le paysage a beaucoup changé car on a assisté à des regroupements des factions. On verra sous quels drapeaux et sous quelles influences.

    Après recomposition, on peut dire qu’il y a trois mouvances : la CNFOR, les autonomes et DAECH. Je passerai très vite sur les formations politiques car ce sont les factions combattantes qui donnent corps à cette guerre civile. Certains observateurs les classent en trois catégories : les nationalistes, les islamistes et les djihadistes. Connaissant l’islam et, surtout, peu soucieux, au contraire des enfumeurs qui travaillent à la communautarisation à l’américaine de notre pays, de jeter un voile sur ce qu’il a de dangereux pour la France et sa civilisation, je ne ferai pas de distinction entre le pseudo « islam immodéré » et l’« islam extrémiste ». Car, si l’islam n’est pas forcément terroriste, il est toujours conquérant. Et ça suffit pour en faire un danger pour l’Occident chrétien et sa civilisation.[2] Certes, les islamistes les plus extrémistes (dénommés « djihadistes » par les experts des think tank, observatoires et autres instituts fumeux archi subventionnés) sont plutôt à l’extérieur de la CNFOR. Mais il n’y a pas de différence de nature entre leur projet, celui des Frères musulmans, et celui des salafistes (dont les wahhabites sont la variante alliée à la dynastie des Ibn Saoud[3]) même si les premiers sont plus ouverts au jeu démocratique. D’ailleurs, on verra que certains d’entre eux (qui se réfèrent à Al Qaïda) ont un pied dedans et un dehors.

La Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution (CNFOR)

    Dominée par les organisations et partis politiques dirigés le plus souvent de l’étranger (Turquie, Tunisie, Qatar) et sous très forte influence des Frères musulmans, c’est, à partir du Conseil national syrien, l’organe qui permet aux sponsors de la « révolution syrienne » de tirer les ficelles. Les organisations non musulmanes (Kurdes, Assyriens chrétiens) y sont représentées mais elles n’y sont d’aucun poids.

Les mouvements combattants

Les nationalistes

L’Armée syrienne libre

    Le 29 juillet 2011 naquit la première opposition armée à l’initiative d’un officier de l’armée syrienne, le colonel Riad Al-Assad : l’Armée syrienne libre. Deux mois plus tard, elle fusionnait avec le Mouvement des officiers libres de Syrie. Constituée à l’origine de deux factions ou brigades : Les Petits-Fils du prophète (Ahfad Al-Rassoul) et Le Front des hommes libres de Syrie (Jabhat Ahrar Syria) du colonel Qassem Saadeddine, l’ASL bénéficia du ralliement de nombreux officiers syriens opposés à la répression, y compris des personnalités très proches des Assad. Ses effectifs, estimés à 40 000 début 2012. Basée en Turquie en décembre 2011, elle dut supporter un contrôle tatillon et une tutelle oppressante de l’armée turque.

    L’ASL a, dès novembre 2011 mais non sans réticences, adhéré au Conseil national syrien[4] basé à Tunis et présidé par Burhan Ghalioun, un opposant démocrate historique au régime imposé par les Frères musulmans sans concertation avec ses membres laïcs. Mais les scissions ne tardèrent pas à cause de la politique de celui-ci, qui écartait la perspective de négociations avec Al Assad et rechignait à aider matériellement l’ASL.

    Par ailleurs, les dissensions au sein même de l’ASL apparurent très vite, notamment à propos des objectifs et des méthodes d’action entre tenants de la seule défense des manifestants et les adeptes d’opérations offensives contre le pouvoir syrien, c’est-à-dire la guerre civile et, dès février 2012, entre les combattants de l’intérieur et les dirigeants basés en Turquie. A cette date, le général Mustafa Al Cheikh quittait l’ASL pour fonder le Haut Conseil militaire et révolutionnaire.

    Pendant longtemps, l’ASL n’a disposé que d’armes légères emportées par les soldats syriens déserteurs, prises dans des entrepôts de l’armée syrienne ou achetées à des militaires corrompus, voire fabriquées artisanalement. Quant aux financements, ils furent longs a venir. Par exemple, le Conseil national syrien reversa à l’ASL, seule formation militaire sur le terrain à l’époque, moins de 3 millions de $ sur les 50 qu’il reçut du Qatar en février 2012.

    Actuellement, l’ASL, dépassée par les factions islamistes et qui a perdu le peu de crédit dont elle bénéficiait dans la population (elle est accusée d’exactions et de massacres de civils), ne compte plus que 15 000 hommes environ dont… La Brigade des Martyrs de Douma (Liwa Shuhada Douma, 7 à 12 000 hommes revendiqués), formée par des islamistes « modérés » et des militants de gauche originaires de Douma, en banlieue de Damas.

    La Brigade des martyrs syriens (Shuhada Jebel al-Zawiyah, 7 000 hommes), financée par l’Arabie saoudite et opérant dans les régions d’Idlib (sud-ouest d’Alep) et, plus au sud, à Hama.

Les islamistes

    Ces brigades, qui comptent parmi les plus puissantes de la rébellion, usent d’une rhétorique religieuse classique, proche du discours des Frères musulmans. Membre fondateur de la CNFOR, la confrérie promeut officiellement pour l’après-Assad un programme d’inspiration démocratique, pluraliste et non confessionnel.

Le Front islamique de libération syrien

    Créé en septembre 2012 et transformé en novembre 2013 en Front islamique[5], le Front islamique de libération syrien regroupait 17 factions armées soit 20 à 40 000 hommes revendiqués. Les plus importantes, la Brigade Omar al-Farouq, qui opère dans le gouvernorat de Homs fournissait à elle seule au moins un tiers des effectifs du FILS. Aujourd’hui, elle est éclatée en toutes petites unités ne dépassant pas la centaine de combattants : la Brigade de l’Unité (Liwa al-Tawhid, Frères musulmans, 8 à 12 000 hommes), active à Alep et Homs[6] ; financée par la Turquie et le Qatar ; l’Armée de l’Islam (Liwa al-Islam), 9 à 25 000 combattants, salafiste, Damas, financé par l’Arabie saoudite ; les Défenseurs de l’islam (Ansar al-Islam) : groupe actif dans le gouvernorat de Damas, proche d’Al Qaïda, classés terroristes par l’ONU. A sa création en 2001 en Irak, l’organisation a reçu 300 000$ de Ben Laden ; les Faucons de la Brigade du Levant (Suqour al-Sham), ancienne unité de l’ASL, active à Sarjeh (près d’Idlib). Suqour al-Sham a beaucoup souffert de la guerre entre factions. Dans une interview de Juin 2012, son chef, le général Issa, voit un après-Assad en Syrie comme un état islamique modéré « sans l’imposer sur la société »[7] ; une douzaine d’autres factions de moindre importance. Le FILS  est présent partout en Syrie. Une de ses composantes, le Conseil Révolutionnaire de Deir ez-Zor serait même actif dans le fief de l’ennemi juré DAECH. On n’est pas obligé de le croire sur parole. Quoi qu’il en soit, cette mouvance est financée par le Qatar et la Turquie.

Le Front islamique pour la Syrie (FIS) puis Front islamique

    Le FIS (50 à 80 000 hommes) regroupe les salafistes, c’est-à-dire les islamistes qui professent un islam rigoriste. Son objectif est de créer un état dirigé pâr des juges islamiques (choura) ayant la charia comme loi. Les minorités religieuses et ethniques seraient « protégées ». Il rejette la démocratie et le nationalisme kurde.

    Très active sur le terrain, cette coalition comprend : les Hommes libres du Levant (brigade Ahrar Al-Cham, environ 20 000 hommes), fondée par des proches de Ben Laden ; la Brigade de la Justice (Liwa Al-Haq), basée dans la province de Homs ; la Brigade de l’Unité (Liwa al-Tawhid, Alep et Homs), transfuge de l’Armée syrienne libre, a rejoint le FIS en 2013 avec ses quelque 10 000 hommes. proche des Frères musulmans, elle est soutenue par la Turquie et le Qatar ; l’Armée de l’Islam (Jaysh al-Islam ou Liwa al-Islam, salafiste, 9 à 25 000 hommes), salafiste, financé par l’Arabie saoudite et ouvertement anti Iran ; les Aigles du Levant (Suqour al-Sham, 9 000 hommes, ex-ASL), actifs à Idleb et Alep, ont fusionné avec Ahrar-Al Cham ; l’Armée de la Vérité (Liwa al-Haq), à Homs ; les défenseurs du Levant (Ansar al-Sham) ; le Front islamique kurde.

Le Front Al Nosra

    Créé en 2012 à la suite de la libération de quelques chefs djihadistes emprisonnés en Syrie, le Front Al Nosra regroupe surtout des anciens d’Al Qaïda en Irak. Quoique pas très nombreux (mais les chiffres sont peu précis, entre 3000 et 15 000, la fourchette est large), ces djihadistes sont très opérationnels et efficaces grâce à la discipline et à leur expérience acquise en Irak. Son chef Abou Mohammad Al-Joulani ayant combattu en Irak sous les ordres d’Al Baghdadi et compte tenu des velléités d’association des deux factions djihadistes, certains observateurs considèrent le Front Al Nosra comme un surgeon de DAECH. Mais celle-ci l’a chassé en avril 2014 du gouvernorat de Deir ez-Zor après un conflit qui a fait des centaines de morts.

    Défaite par DAECH, Al Nosra l’est aussi par le Hezbollah qui le coupe de sa base arrière libanaise en le chassant de Yabroud et Rankous. Replié sur le Nord aux dépens de l’armée syrienne, Al Nosra a monté une coalition, l’Armée de la conquête, avec des factions de l’Armée syrienne libre (ASL), les éléments les plus radicaux du Front islamique et des groupes islamiques marocains, tchétchènes ou saoudiens proches d’al-Qaida. Elle vient d’y subir de sévères bombardements de l’aviation russe.

    Contrairement aux autres factions, Al Nosra ne rechigne pas à perpétrer des attentats contre des civils, deux-cents en quatre ans qui ont fait des centaines de victimes. Il pratique également les enlèvements et le rançonnement. Des affreux !

    Très généreusement financé par de riches mécènes du Golfe et des « ONG » basées notamment au Koweït et aux Émirats arabes unis, le Front Al Nosra est le mouvement le plus puissant de Syrie où il opère partout, au contraire des autres groupes. Par ailleurs, Al Nosra exploite des gisements pétroliers, notamment, celui d’Al Omar, le plus grand de Syrie, dont ils se sont emparés en novembre 2013

(A suivre)

A lire sur la crise syrienne (du plus récent au plus ancien) :

Et si on essayait la paix ?

Syrie : vers un nouveau Yalta ?

Retour vers le passé : Syrie année zéro

L’opposition kurde : de l’indépendance au fédéralisme

L’Etat islamique : l’ennemi idéal

Les belligérants : un État indépendant, des marionnettes au bout d’une ficelle et un électron libre

« Ils » ont menti sur l’Irak et sur l’Ukraine ; « ils » mentent sur la Syrie

Poutine et le nœud syrien

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[1] Autant préciser tout de suite que j’utilise ce terme galvaudé par pure commodité.
[2] Ceci est dit par un fils de Musulmans. (Lire Plaidoyer pour un islam anglican français (1 et 2).
[3] On verra prochainement ce qui fait la spécificité des Saoud.
[4] Le CNS, dominé par les Frères musulmans (interdits en Syrie), regroupait 30 formations politiques dont des Assyriens (chrétiens) et des Kurdes.
[5] L’addition des effectifs revendiqués par chacune des factions dépasse largement le total de 20 à 40 000 combattants.
[6] Précision : dire d’un groupe qu’il est « actif à Alep » ne signifie pas qu’il tient cette ville mais qu’il opère à ses environs ou dans sa banlieue. Aucun ne détient la moindre ville de quelque importance, tout au plus un quartier.
[7] Ouais !!! On n’est pas obligé de le croire sur parole.

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19 réponses à Crise syrienne : ce qu’il faut savoir (3)

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  2. François d'Arbaumont dit :

    Comme d’habitude Kader ton étude est très explicite , merci.

  3. Léo dit :

    Bonjour Kader
    Juste un mot!! merci pour ces explications!!!

  4. brigitte dit :

    Merci pour ces explications qui nous permettent de délier ces fils obscurs. Prenez soin de votre santé.

  5. Robert dit :

    Quand vous voyez que l’un des responsables de cette situation, Sarkozy pour le nommer, veut revenir aux affaires sans aucune honte, c’est à vous dégoûter de mettre un bulletin dans l’urne !

  6. Soto Pierre dit :

    Bonsoir Kader, j’espère que tes problèmes d’yeux sont résolus… Merci pour toutes ces analyses Oh combien exhaustives qui nous renseignent encore une fois sur les subtilités du monde arabe et sur ce foutoir qu’est devenu la Syrie, après l’Irak et tout cela à cause du monde occidental qui s’est chargé sous le couvert d’installer la démocratie dans ces pays de déstabiliser les laïcs en place… Avec l’entrée des Russe dans le bal qui ne feront pas de détail, les rangs des opposants à Bachar vont vite s’éclaircir, mais verrons-nous la fin de cette triste mascarade bientôt? J’en doute.
    Fuertes abrazos hermano

  7. Martinez dit :

    Bonjour et merci Kader pour votre éclairage sur cette « guerre » qui n’en finit plus. Vous êtes un très bon professeur et vos analyses passionnent vos lecteurs. Je reconnais que cette situation est très compliquée et que le juge Tréviric dit que Daech prépare un gros coup en France. Â l’écouter ça donne froid dans le dos. Qu’en pensez-vous ? Encore merci Kader de votre culture. Amitiés

  8. R99242V dit :

    Bonjour Kader,
    Merci pour ce cours et cette analyse du mer…. Syrien qui devraient se trouver sur le bureau de tout homme politique ou journaliste digne de ce nom.
    Ne pas oublié un exemplaire dédicacé à notre ministre des Affaires Etrangères à qui la situation en Syrie est vraiment étrange pour ne pas dire étrangère.
    Notre gouvernement a encouragé le départ de jeunes écervelés vers l’ALS réputée anti-Assad (le Méchant) avant de s’apercevoir que le matériel que nous fournissions aux  »gentils » servait aussi les égorgeurs.
    Le Dictateur Assad n’était-il pas la solution pour garder l’unité du pays ????

  9. jany dit :

    Quel imbroglio! Merci pour votre éclairage sur cette situation si confuse pour nous occidentaux. Malheureusement, je soupçonne nos dirigeants « occidentaux »de ne pas percevoir toute les subtilités de l’orient.
    Cordialement et bon rétablissement

  10. domichel dit :

    Bonjour Kader,
    Si j’ai bien compris et en faisant une synthèse de vos articles ô combien intéressants et instructifs, j’en arrive à la conclusion de l’insolubilité de l’Islam et de ses divers participants (religieux comme autres factions) face aux processus démocratiques tel que l’Occident l’entend et le pratique… D’où ce prix Nobel de la paix à l’Etat Tunisien ? Pour ses essais non encore transformés mais ô combien en voie de rapprochement … Autre interrogation, est-ce notre intérêt de contraindre le Moyen Orient à ce faire …? Au vu de la situation actuelle, nous sommes devenus de toutes les façons, le dindon de la farce, compte tenu de ces mouvements migratoires dont on ne régule plus le flux et qui transportent avec eux sur nos territoires (UE), leurs revendications belligérantes, économiques et religieuses.

  11. ODIN dit :

    Bonjour Kader,
    Si on fait un peu de comptabilité, vous arrivez à un total de rebelles de Combien ? Combien reste-t-il de soldats à Bachar ? Et dans tout cela les Russes vont en liquider combien approximativement ?

    • Kader Hamiche dit :

      L’armée syrienne est encore estimée à 175 000 hommes sur les 300 000 qu’elle comptait avant la guerre civile. Je ne pense pas que les rebelles soient plus nombreux. En tout cas, comme tout le monde se bat contre tout le monde (on le verra prochainement), il est difficile d’y voir clair. Surtout que nos chers médias se font un plaisir de nous embrouiller (ce que nous verrons également). Mais je pense que tout ça va bientôt rentrer dans l’ordre car tout le monde est fatigué.
      Sauf les Russes !

  12. Dufour dit :

    Merci pour ces analyses toujours fort intéressantes. Entre la revendication à l’islam et le fond tribal, ce n’est pas simple.
    Vous écrivez: « La guerre civile syrienne est partie en février 2011 d’un soulèvement populaire durement réprimé … ». Sans doute ai-je loupé des pages; j’aimerais en savoir davantage sur les raisons du soulèvement et, le cas échéant, ses soutiens extérieurs.
    Merci

  13. Robert dit :

    Merci Kader, pour cette « exploration » toujours passionnante… Les apprentis-sorciers US ont foutu un sacré b… aux conséquences encore incalculables !
    Bien à vous.

  14. ORSERO dit :

    Tu connais bien le sujet ! Mais pourquoi c’est si compliqué l’islam ? Il n’y a pas moyen pour tout ce monde de s’entendre et de former une seule et unique religion, puisque tout ce monde adore le même dieu ?
    Pour un chrétien c’est difficile à comprendre !

    • Kader Hamiche dit :

      L’islam n’est pas du tout compliqué. Ce qui complique les choses, c’est la confrontation des passions et des ambitions. Si les Occidentaux n’avaient pas laissé pourrir la situation palestiniennes et si Bush n’était pas allé mettre le foutoir dans des pays en très bonne voie de sécularisation (tous les chefs politique tombés du fait des occidentaux étaient des laïcards, souvent francs-maçons et décidés à moderniser leur pays. Le dernier, Bachar Al Assad, s’en sortira grâce aux Russes.

      • ORSERO dit :

        Oui tu as raison : ces cons occidentaux ont foutu la merde dans le monde arabe!
        Ils auraient du laisser les dictateurs s’occuper de leurs populations! De quoi avait-on besoin de nous mêler de ça? Quand à la vidéo de Nasser je l’avais déjà visionnée!

  15. Letio dit :

    Merci Kader pour cette analyse qui je l’imagine n’est pas facile à expliquer.
    En fait, je me demande même si tout ce « beau monde » ; ces combattants et combattus se reconnaissent entre eux.

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