Syrie et environs : vu, lu et entendu

Benjamin Netanyahu, révisionniste ou gaffeur ?

Netanyahu    Le chef du gouvernement israélien d’apartheid ne recule devant aucune outrance. Pour Benjamin Netanyahu, c’est le mufti de Jérusalem qui a donné l’idée à Hitler d’exterminer les juifs. Haj Amin al-Husseini, Grand mufti de Jérusalem pendant la seconde guerre mondiale, est une référence incontournable pour les révisionnistes de l’histoire universelle au service du sionisme du XXIème siècle. On nous le sert à toutes les sauces. Jusqu’à présent, on se contentait de dire qu’il avait été reçu par Hitler en 1941 ; voici maintenant que le chef de l’état juif lui-même reprend les vieilles lubies racistes[1] des sionistes les plus haineux.

    Il est vrai que, jusqu’à maintenant, il risquait de se faire reprendre par une intelligentsia encore capable de rappeler que la visite à l’Allemagne hitlérienne était le lot de toutes les parties prenantes au grand bouleversement palestinien de la première moitié du XXème siècle qui a vu la naissance d’Israël. Aujourd’hui, plus personne n’ose le dire. Quelques médias ont bien repris les propos désapprobateurs d’intellectuels juifs israéliens, selon lesquels un tel discours disculpait Hitler du crime d’avoir pensé l’extermination des Juifs d’Europe, mais, parce que leur but n’est pas de rétablir la vérité mais de défendre la cause sioniste, sans jamais relever qu’ils omettaient l’essentiel : à savoir que TOUS LES CHEFS de mouvements indépendantistes palestiniens des années trente, les juifs comme les arabes, ONT NEGOCIÉ AVEC LES NAZIS. Ce, pour la bonne raison que leur ennemi commun de l’époque était le Royaume-Uni, puissance mandataire de la Palestine, et non l’Allemagne. S’agissant des Juifs, la collaboration a même commencé très tôt, en Allemagne même, entre les sionistes allemands soutenus par leurs organisations internationales et les plus hauts dignitaires nazis (lire impérativement ceci).

    Ceci étant, à la lecture, le discours prononcé mardi 20 devant le Congrès sioniste à Jérusalem par Benjamin Netanyahu est tellement primaire qu’il en devient savoureux. Jugez plutôt : « Hitler, à ce moment là (en 1941), ne voulait pas exterminer les juifs mais les expulser (Faurison réhabilité !). Alors Haj Amin al-Husseini est allé voir Hitler et a dit : « Si vous les expulsez, ils viendront tous ici, en Palestine. » « Et qu’est-ce que je vais en faire ? », a demandé Hitler. Il (le mufti) a dit : « Brûlez-les ! »» (Discours)

    Autrement dit, le chef du gouvernement israélien prend ses administrés – et tous les Juifs en général – pour des buses. Moi, à leur place, je n’aimerais pas !

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Les Arabes aux Syriens : « Fais c’que j’dis, pas c’que j’fais !

al-saud-ben-laden    De qui est cet avertissement : « Que ça soit aujourd’hui, dans une semaine ou dans un mois, c’est au peuple syrien de décider mais il est clair depuis le début que Bachar al-Assad n’a pas d’avenir en Syrie » ? De Adel ben Ahmed al-Joubeir, ministre saoudien des Affaires étrangères. « Le président syrien Bachar al-Assad pourra rester au pouvoir pendant la formation d’une autorité gouvernementale de transition en Syrie mais devra partir quand cette instance sera en place », a-t-il ajouté, bon prince. Mais il n’a pas précisé si, en Arabie Saoudite aussi, c’était « au peuple de décider ». (Photo : Fayçal d’Arabie et Mohamed Ben Laden, le père d’Oussama)

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Sitôt armés, sitôt déserteurs : les Américains forment de drôles de « rebelles » !

2208250lpw-2208275-article-jpg_3099712    « Syrie : le Pentagone réduit son programme d’entraînement de rebelles ». On a appris ça cette semaine : 500 millions de dollars (700, selon certaines sources) ont été dépensés pour former 5 000 combattants syriens anti-DAECH (Photo). Bilan, à peine formés, 200 apprentis-rebelles ont rejoint Al Nosra ; ne restaient plus que deux groupes de 54 et 70 hommes dont le premier, attaqué par le même Al Nosra, s’est aussitôt débandé. A cette heure, selon un officiel américain, il n’en reste plus que… 5 (!) sous les ordres.

    Notons au passage que la « coalition » n’a jamais bombardé Al Nosra, alias… Al Qaïda en Syrie. Et c’est l’aviation russe qui l’a délogé de Damas. De là à penser que le Pentagone dépense allègrement des fortunes pour former en connaissance de cause des terroristes, il y a un pas que ma naïveté congénitale ne me permet pas de faire. Quoi qu’il en soit, connaissant les méthodes des Américains, le demi-milliard de dollars extorqué aux contribuables yankees n’a pas été perdu pour tout le monde.

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Quand Caroline se mesure à Vladimir, c’est sinistre mais réjouissant.

C_FourestCaroline Fourest, le nouveau phare de la pensée française (ou même occidentale, voire universelle), a un ennemi ; c’est Vladimir Poutine. Le Président de Russie tient dans ses chroniques du lundi matin sur France Culture (à 7h18, si vous êtes fan) une place prépondérante. Ceux qui connaissent la pasionaria du féminisme homosexuel savent que le crime dudit Poutine est de porter haut la résistance aux réformes sociétales qui s’en prennent à la famille et à la civilisation romaine-chrétienne. Et ça, pour la mafia dont elle est un des porte-parole, c’est le crime des crimes.

    Dans son zèle à diaboliser Vladimir, Caroline n’hésite pas, comme Benjamin (voir plus haut) à recourir à l’outrance. C’est ainsi qu’elle parle déjà de « bourbier syrien » à propos de l’intervention militaire de la Russie et qu’elle y associe les souverainistes français. Desquels souverainistes elle n’hésite pas à dire qu’ils sont « achetés ». Moralité : on a des souverainistes achetés par Moscou et une Caroline Fourest à jeter par la fenêtre ! (Oui, je sais, c’aurait plus drôle dans la bouche de Coluche mais il n’est plus là.)

    C.F. écrit que les frappes russes en Syrie « ont même tué des civils. Comme les frappes aériennes américaines en Afghanistan. Sauf que les Américains s’excusent pour leur erreur… » (!!!) (A écouter sur France Culture ou, pour ceux qui, comme moi, ne la supportent pas, à lire dans le Huffington Post où, curieusement, Caroline Fourest recycle moyennant finances des chroniques déjà payées par le « service public » de radio).

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[1] Un comble : les sionistes, qui usent des mots comme autant d’armes, ont réussi à réduire l’antisémitisme à la judéophobie : je n’ai donc pas le droit de parler d’antisémitisme à propos du racisme anti-arabe alors que c’est le mot qui convient le mieux.

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1 réponse à Syrie et environs : vu, lu et entendu

  1. ODIN dit :

    J’évite de regarder des émissions où passe Caroline Fourest, car je veux préserver mon téléviseur. En effet, je crains pour l’écran qui pourrait bien se prendre une volée de chevrotines…….

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