Réforme de l’orthographe

Tuer la langue française, c’est casser la mystérieuse alchimie qui fait la France et sa civilisation

valeurs4058_001    Luc Chatel, ancien ministre de l’Education nationale, ce matin, sur France Inter « chez » Cohen : « La réforme de l’orthographe n’est pas l’urgence ! » Ah, bon ? C’est juste parce que ce n’est pas urgent que cette histoire de fous est condamnable ? C’est lamentable !

    La vérité est que la pseudo-droite est parfaitement d’accord avec ses alter egos de « gauche » sur la réforme de l’orthographe pour la bonne raison est qu’elle participe au projet commun de DÉTRUIRE tout ce qui a trait à la Nation française et à sa civilisation.

    Le principe est de rapprocher l’écriture du parler le plus simpliste possible, de préférence. Ce, « pour faciliter l’apprentissage du Français aux élèves » (!!!). Mais, c’est à se taper la tête contre les murs ! L’École comme réceptacle de tous les dévoiements de la langue au service de la médiocrité générale ! On aura décidément tout vu.

    « Ceux qui écrivent comme ils parlent, quoiqu’ils parlent très bien, écrivent mal. » L’Académie française, qui laisse faire n’importe quoi, connaît-elle cette sentence de l’académicien Buffon ? Croit-on que l’accent circonflexe ne soit là que pour em… les élèves ? L’alphabet de vingt-six lettres est un ensemble de signes qui concourent à l’expression de la pensée; mais il n’est pas le seul les accents, les points, les tirets, nous disent tous quelque chose. Le langage est une série de mots énoncés sur un ton, selon un rythme et des accents, qui véhiculent les idées et les informations en y mettant quelque chose de la personne et de la sensibilité de celui qui l’émet : le langage est une musique. Or, la musique ne s’écrit pas qu’avec des notes. Des notes égrenées les unes derrière les autres ne sont pas de la musique. Il en est de même du langage. Il ne peut pas se rendre à l’écrit par les seules lettres de l’alphabet. Il y faut d’autres signes : les trois accents : aigü, grave, circonflexe ; la virgule ; les guillemets ; des points : point final, tréma, points de suspension, point-virgule… etc.

    Tous ces accessoires apparents de la langue écrite disent, en réalité, bien plus qu’ils n’expriment. Car, autant que le discours, ils racontent l’étymologie, c’est-à-dire l’origine et l’histoire des mots (par exemple, le tréma du mot ambiguïté remplace le double « u » de ambiguus). C’est dans ce sens-là que leur préservation est un devoir pour une société. Les grands patriotes français ont tous défini l’appartenance à une Nation par non seulement par l’adoption de ses us, coutumes, traditions et moeurs mais aussi par l’appropriation de son Histoire. Appartenir à une Nation, c’est, même quand on en est membre par adoption, s’en sentir non pas propriétaire au même titre que les autres citoyens mais héritier, dépositaire donc responsable de tout ce qui la constitue, et, par conséquent, de son Histoire.

    Je ne veux pas céder à la tentation de voir le mal partout mais il me semble que l’offensive constante contre la langue français, dont nous vivons un épisode en ce moment, n’est qu’un des aspects de la bataille globale que les forces de l’anti-France mènent contre le principe de nation en général et la Nation française en particulier. Détruire les institutions, diluer la nation dans l’Europe des grandes régions transnationales et émietter le peuple en multiples communautés en tous genres sommées de faire une place à une civilisation-communauté-religion étrangère organisée, elle, en véritable nation (l’oumma), saper les fondements moraux et la culture de notre société d’inspiration romaine-chrétienne, remplacer les droits et devoirs de la personne citoyenne par ceux de l’individu consommateur : voilà leur plan, voilà leur dessein. Pour y atteindre, il leur faut, dans le même temps que se commettent tous ces forfaits, massacrer la langue française, elle aussi romaine-chrétienne, car elle le véritable catalyseur de cette subtile alchimie qui, de tous ces éléments épars, fait une Nation, la Nation française tant haïe.

    Mais ce sont les excès eux-mêmes de ces malades qui nous gouvernent, de ceux qui leur servent la soupe payée par les contribuables et de ceux qui véhiculent leur propagande mensongère, ce sont leurs excès, comme, hier, l’arrestation scandaleuse du Général Piquemal, qui causeront leur perte. « Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse ! » Les Français finiront pas ne plus rien tolérer.

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5 réponses à Réforme de l’orthographe

  1. chiche claudette dit :

    j’ai du mal a accepté qu’une ministre s’occupe de l’orthographe,j’ai la nette impression que les Français s’en rendent meme pas compte c’est grave,indifférents à tout

  2. Marc Blondet dit :

    Quand on n’a pas le courage de défendre les valeurs nationales on de réfugie dans un égalitarisme dans la médiocrité… A propos quelles sont donc les valeurs tant invoquées dans les discours pré-électoraux des impétrants ?

  3. André Segarra dit :

    Le principe des rectifications n’est pas de rendre la langue plus « simple », mais de la rendre plus « logique ». Par exemple, « Nénufar » a été transformé en « nénuphar » en 1935 à cause d’une erreur d’étymologie. Il est normal de rétablir l’ancienne écriture. Vous devriez vous documenter un peu plus sur le sujet avant de déverser votre haine réactionnaire. Pour arrêter d’écrire n’importe quoi sur les « rectifications orthographiques » : https://www.youtube.com/watch?v=fNqEMwr0564 Elles font partie de l’histoire de la langue française.

  4. LEFEBVRE dit :

    Merci Kader pour cette réflexion fort pertinente ! comme toujours ! Retraitée fraîchement de l’Education Nationale, j’ai assisté à la mort lente de l’orthographe ! impossible de faire comprendre au chères têtes blondes que des règles simples étudiées et appliquées pouvaient leur faire dépasser ces lacunes et incohérences ! au lycée quant un élève de terminale lit « savent » pluriel du verbe savoir « savant » parce que il y a « ent » on tombe de sa chaise ! d’où ma réaction immédiate de conjuguer au tableau le verbe savoir au présent de l’indicatif ! en terminale ! et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres ! on se sent démunie ! nos grands parents qui n ‘avaient que le fameux certif’ étaient fiers d’écrire un français sans faute ! connaître leur géographie, enumérer les fleuves français, les départements avec préfectures etc……. et ils quittaient l’école à 14 ans ! braves gens ! c’était la France profonde mais digne !
    aujourd’hui vouloir simplifier c’est faire mourir notre belle langue ! indignation des puristes !

  5. stefanini dit :

    Comme vous avez raison, Kader !!
    En fichant notre orthographe par terre, c’est la France qu’on détruit…! En a t-on conscience ???

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