Qu’est-ce qui fait courir la LDH ?

Nota : cet article est paru sur le site d’Alain Soral « Egalité et réconciliation », inaccessible sur la toile.

 

Suite au « débat » du 26 mai 2008 sur le thème « Algérie 1962 : de quoi les Pieds-Noirs ont-ils eu peur ? » organisé à Paris par la Ligue des Droits de l’Homme et le Monde Diplomatique.

Qu’est-ce qui fait courir la LDH ? La Ligue des Droits de l’Homme est la version juive et socialiste de l’activisme droit-de-l’hommiste comme le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples en est la version arabe et communiste. On n’entend pratiquement jamais le MRAP sur la question harkie ; la LDH y est très active. Pourquoi ?

La réponse n’est pas forcément celle qu’on croit et, comme bien souvent, un combat peut en cacher un autre. Les Algériens soi-disant « progressistes » et les enfants de Harkis renégats y voient un outil au service de leur cause ; ils se trompent. En remuant le caca de l’anticolonialisme rétrospectif, la Ligue des Droits de l’Homme mène un autre combat : celui de l’affaiblissement de la France. Pour ce faire, elle ne recule devant aucun mensonge et n’hésite pas à réécrire l’histoire à sa façon : le débat du 26 mai sur le thème extraordinairement vicieux « Algérie 1962 : de quoi les Pieds-Noirs ont-ils eu peur » l’a démontré par la « qualité » de ses participants et sur la forme.

Pierre Daum et Benjamin Stora (1) sont juifs, Georges Morin un héritier des porteurs de valises et un inconditionnel du FLN, Gilles Manceron franc-maçon et Mohammed Harbi un de ces révolutionnaires algériens en peau de lapin qui ont ruiné l’Algérie et l’ont fuie comme des rats fuient le navire après en avoir rongé la coque. Tous ces activistes ont un point commun : leur haine de la France, cette France dont ils tètent goulûment le sein.

Les activistes des droits de l’homme et de l’anti-racisme qu’ils soient juifs, immigrés maghrébins, francs-maçons ou simplement humanistes, font mine de s’entendre. En vérité, ils se haïssent cordialement. En fait, ils s’accordent surtout pour saper les fondements de la société française qu’ils vomissent par internationalisme et supranationalisme pour les uns, par rancœur d’anciens colonisés pour les autres ou par opposition à sa politique arabe qu’ils jugent néfaste pour leur patrie de cœur. L’association « Coup de Soleil », que préside Georges Morin (2), est une traduction concrète de cette alliance artificielle entre Maghrébins musulmans et juifs. Sous couvert d’œcuménisme et de fraternité sémite ou «indigène», ils rigolent en tapant sur les Français qui applaudissent en veaux bourrés de bons sentiments et toujours à battre leur coulpe de crimes commis par d’autres. Pendant ce temps, l’Irak, la seule nation laïque du Moyen-Orient, où le voile était interdit et les femmes conduisaient, travaillaient et portaient mini-jupe et talons hauts, explosait sous les coups des communautaristes américains alliés d’Israël. Pendant ce temps, le même Israël organise à Gaza une prison à ciel ouvert où les enfants palestiniens crèvent de faim, et continue de coloniser la Palestine et à en détourner les sources d’eau potable au bénéfice exclusif de ses colons malgré plusieurs centaines de résolutions inappliquées de l’ONU.

La France gène car elle a, en son temps, pris la tête de l’indignation internationale contre l’impérialisme américain au service d’Israël en Irak. Tout ce qui l’affaiblit renforce Israël. C’est ce que pensent les Sionistes français, pour la très grande majorité sépharades, qui adhèrent au Likoud, passent leurs vacances militantes en Israël et pèsent de tout leur poids pour infléchir les lois françaises à son profit. C’est ainsi qu’on a autorisé les Français d’origine étrangère à faire leur service militaire dans le pays de leurs pères. Ce n’était évidemment pas pour favoriser le Maroc ou l’Algérie qui ne savent que faire de leur jeunesse, mais pour aider les Juifs de France, qui bénéficient automatiquement de la double nationalité française et israélienne, à servir dans leur pays (3). La permanence de ce défi au bon sens qu’est le droit du sol sert très parfaitement cet objectif caché : affaiblir le sentiment national français, donc la France, pour, dans un premier temps, permettre aux lobbies communautaristes de la piller et, dans un deuxième temps, l’obliger à prendre des positions favorables à leurs pays d’origine.

Parler jusqu’à la logorrhée de l’Algérie coloniale et de la torture (regardez Arte et écoutez Radio-France), exiger le retrait d’un article de loi sous prétexte qu’il y est question de rôle positif « de la colonisation » alors qu’il s’agit de rappeler les côtés positifs de la présence française en Algérie (art. 4 de la loi du 23 février 2005), stigmatiser les Harkis comme traîtres à leur supposée patrie alors que leur patrie, c’était la France, et, maintenant, accuser les Pieds-Noirs d’avoir fui l’Algérie « par racisme congénital » selon Pierre Daum, toutes ces ignominies participent d’un même projet : salir la France en salissant son passé, son Histoire et ceux qui les défendent. La salir pour l’affaiblir et la rendre plus manipulable encore. C’est à cela que les Immigrés maghrébins participent sans le savoir. Et ils ne s’aperçoivent même pas du prix à payer : la ghettoïsation, la précarité, l’assistanat a minima, la stigmatisation, la délinquance pour leurs enfants. Ce sont bien les cocus de l’histoire. Il est vrai que ceux qui parlent ne sont pas ceux qui paient.

(1) Pseudo-historien, révisionniste, de la guerre d’Algérie, il est  l’invité obligé et exclusif des médias publics sur cette question, y compris quand il s’agit de récupérer Albert Camus, sur lequel il n’a jamais rien écrit (voir l’émission du 18/03/2013 Camus l’Algérien, sur France Inter).  Véritable porte-voix du lobby algérien, il a, dix ans avant Elkabbach sur Public Sénat, déclaré dans une interview à un journal algérien que les Harkis avaient mérité les horribles massacres d’après 19 mars 62, massacres dont il minimise les victimes à 30 000 alors qu’elles sont estimées par ailleurs à un minimum de 150 000. 

(2) Il fut longtemps responsable des relations entre le PS et le FLN. Fils de Jean Morin, porteur de valises, et lui-même ex-responsable des relations du PS avec le FLN, il a dit l’an dernier à Constantine qu’il se sentait plus algérien que français. Comme Delanoë, un des protecteurs de tout ce beau monde, a dit qu’il était plus tunisien que français; comme Benjamin Stora, qui se présente toujours comme un Juif de Constantine; comme Pierre Cohen, Maire de Toulouse, qui se dit Juif tunisien et qui a, à peine élu, décidé de débaptiser l’historique pont Bayard en pont du 19 mars 1962 ! (Il a reculé sous l’efficace pression des nombreux Pieds-Noirs toulousains.

(3) En 2006, c’est pour libérer un jeune appelé israélien que Tsahal a bombardé le Liban pendant un mois, faisant au bas mot un millier de morts civils. Le lobby pro-israëlien français, qui a naguère défilé en faveur de Tsahal à Paris, a exigé et obtenu des interventions officielles en faveur de la libération du jeune Gilad Shalit, promu français par une interprétation fantaisiste du droit à la nationalité alors que, né en Israël, il n’a jamais vécu en France et ne parle pas notre langue. La diplomatie française, en revanche, n’est jamais intervenue pour Salah Hamouri, qui n’a que la nationalité de sa mère française, car la nationalité palestinienne n’existe pas, qui croupit dans les geôles israëliennes depuis 2005.

Laisser un commentaire