Qui suis-je ?

Kader Hamiche, fils de Harki fier de l’être. Cela ne signifie pas que je sois fier du fils mais admiratif du père, ce montagnard kabyle qui, comme la plupart des gens de sa condition, n’a pas eu la chance d’aller à l’école et qui, malgré cela, a fait en 1955, avec son clan, le choix de résister au terrorisme islamo-communiste du FLN.

Né en 1955, je suis un rescapé des massacres des Harkis d’après 19 mars 1962. Arrivé en métropole le 11 février de l’année suivante, à Dreux, la ville de Maurice Violette, j’ai pu, grâce à la clairvoyance attentionnée de mes maîtres des écoles primaires Godeau et Michelet qui m’ont fait sauter deux classes, rattraper deux années scolaires de retard et obtenir mon BAC en 1974 (sans doute le premier enfant de Harki dans ce cas).

Je cultive une dévotion absolue pour mes parents qui ont été pour leurs enfants un véritable antidote au lavage de cerveaux auquel les Français sont exposés depuis quarante ans. Sans le savoir, ils m’ont éduqué selon cette profession de foi de Romain Rolland : « Je hais l’idéalisme couard qui détourne les yeux des misères de la vie et des faiblesses de l’âme. Il faut le dire à un peuple sensible aux illusions décevantes des paroles sonores : le mensonge héroïque est une lâcheté. Il n’y a qu’un héroïsme au monde : c’est de voir le monde tel qu’il est et de l’aimer». 

Cette éducation, jointe à une curiosité naturelle, m’a aidé à comprendre les enseignements de l’Histoire et des grands philosophes. Moyennant quoi, j’adhère totalement et sans aucune retenue aux principes de la civilisation occidentale, c’est-à-dire de tradition chrétienne-romaine, les deux termes étant indissociables, que je considère comme l’état le plus avancé de l’Humanité. Pour le reste :

. politiquement, je suis un conservateur tendance Churchill, c’est-à-dire fervent militant de la préservation des valeurs, des moeurs, des traditions, des liens sociaux et des modes de vie qui caractérisent la civilisation occidentale. J’ai cru un temps que c’était là l’idéologie du RPR version Chirac, ce qui me valut d’être adjoint au maire RPR de Dreux de 1989 à 1992. Plus récemment, j’ai été bluffé par Sarkozy et son volontarisme. Dans les deux cas, j’ai été, comme beaucoup de Français, trompé ;

. je suis nationiste, c’est-à-dire que je pense que la nation est le niveau le plus abouti d’organisation des peuples. Être nationiste, c’est aimer sa patrie et respecter celle des autres;

. mais si j’aime la France, j’aime aussi les Français. Je puis témoigner, et toute ma famille en ferait de même, que jamais, au grand jamais, je n’ai été victime de racisme ou de discrimination. Et si cela est arrivé sans que je m’en rende compte, citant Flaubert, je dirais rétrospectivement aux fautifs : « Faites-moi des grimaces dans le dos tant que vous voudrez, mon c.. vous contemple ! »

. l’universalisme et ses avatars, le droit-de-l’homisme et le tiers-mondisme, l’européisme et le mondialisme en politique, sont des lubies totalitaires ;

. je considère le communautarisme, qui gangrène la France, comme le vrai racisme ;

. je suis un anti-communiste primaire car le communisme EST primaire ;

. en religion, je suis agnostique tendance religiosité cosmique d’Einstein, qui renvoie à Spinoza ;

. en économie, je suis pour un libéralisme encadré par la loi, qui est tout le contraire du libéralisme européiste qui fait payer par les peuples les folies de nos pseudo élites. Le libéralisme n’est ni le mercantilisme ni le culte de l’argent-roi mais le libre-arbitre et la responsabilité en matière économique comme en politique ;

. les échanges économiques et commerciaux se font depuis la plus haute antiquité dans un cadre mondial. Nous n’avons pas à avoir peur d’un état de fait qui, loin de nous aliéner, nous stimule, en vérité. Ce contre quoi il faut lutter, ce n’est pas le caractère international du commerce mais le cosmopolitisme et l’amoralité de ses acteurs.

18 réponses à Qui suis-je ?

  1. BLANQUER dit :

    Bonjour Kader, toi le fils fier d’être celui d’un Harki qui t’a façonné pour que tu deviennes cet homme sage.

    Je suis Pied Noir né en Algérie en 1946. En 1976, j’habitais une cité : Planoise à Besançon Doubs. J’ai appris qu’un camp de harkis existait à proximité, je m’y suis rendu en apportant linge et vêtements que ma petite famille ne mettait plus. Le spectacle de ce campement m’a chaviré le coeur, je n’ai jamais pu oublier, les mauvaises conditions de vie de tous ces gens, ces enfants, ces jeunes, ces vieux Harkis qui avaient combattu auprès de la France. Je les ai vu entassés dans des baraquements, en plein hiver au milieu de la boue, c’était pourtant 14 années après l’indépendance… J’avais honte, je pensais que moi j’étais bien au sec.

    Heureusement, leur situation a changé, ils ont tous été relogés convenablement, beaucoup à Planoise, mais au bout de combien de temps !! Je suis resté peu de temps sur Besançon, suffisamment pour nouer un contact chaleureux avec Mustapha ARABI, père d’une grande lignée, qui fut un jeune Harki et qui devint entraîneur de foot à Planoise, j’ai appris son décès il y a une dizaine d’années.

    Le temps a passé et je m’insurge car la France avance à reculons. Comment te remercier d’être ce flambeau qui ravive l’amour que tes aïeux et les miens ont porté à la mère patrie, même si celle-ci nous a délaissés. Tu représentes un espoir nouveau, intelligent. Je suis derrière toi pour essayer au mieux de produire cet effort nécessaire afin de préserver un désastre à nos descendants, de colmater et de repousser cette vague déferlante qui franchit sauvagement nos digues institutionnelles affaiblies, très poreuses, si elles sont laxistes et trop naïves, elles ne sont pas désintéressées, par contre elles ne s’occupent pas beaucoup de notre sauvegarde, de notre souveraineté, de notre nation de notre patrie.

    Continues courageusement avec ton opiniâtreté, ta volonté clairvoyante.
    VIVE LE PNS !

  2. Hamiche dit :

    Et les « clan » kabyles étaient en majorité des résistant les Harkis sont une minorité dans un clan et les autres menbres les ont raye de leur tribu ils ont choisie l’occupant a leur frère … Mais la France les a bien remerciée avec leur forêts loll Je suis petit fils de FLN je marche la tête haute car je sais que mes ancêtres sont des hommes d’honneur bref tous sa pour vous corriger !

    • Kader Hamiche dit :

      Et moi, je suis un fils de Harki fier de son père et de ses ancêtres. Comme ça, tout le monde est content ! A ceci près que tous les Algériens rêvent de venir en France et que plus personne ne rêve d’aller en Algérie.

      • Nicole dit :

        Vous le savez bien, cher Kader, nous les PN et sans doute, vous, les Harkis, nous avons longtemps, cultivé un vieux rêve : celui de retourner, un jour, au pays de nos ancêtres. Hélas, si une trace seule de ce rêve devait nous y conduire, comment pourrions-nous y refaire une vie vu l’état de décrépitude et de pourrissement dans lequel nous le trouverions ? Nous avons laissé un paradis : c’est l’enfer qui l’a gagné… Las, las… Ne cherchons pas pourquoi alors, « tous les Algériens, comme vous dites, cherchent à venir en France », ce pays que, toutefois, ils honnissent tant… Ceci étant, cher Kader, merci et bravo pour le combat que vous menez ! J’aime et admire cette force de volonté qui est la vôtre – comme elle en a, d’ailleurs, toujours été la marque chez vos ancêtres kabyles – et, tout en étant plus âgée que vous, je suis fière de vous considérer comme mon « frère » ! Courage !

    • HarkiNantes dit :

      Bonjour,
      Et la mystification des Kabyles en être supérieurs est devenu insupportable sur la toile, vous avez réussi l’ exploit ridicule, non seulement de falsifier l’histoire du F.L.N mais également de la mettre à la sauce ethnique qui vous arrange.
      Pour info, les Kabyles et les Chaouia ont payés le prix fort des exactions du F.L.N par le relief de leurs régions et uniquement à cause de la topographie, n’ allez pas imaginer que dans chaque Kabyle ou chaque Chaoui il y a un héro qui sommeille, sinon pourquoi existe t’ il autant de Harkis d’ origines Kabyles ou Chaouis.
      Les 2 régions ou ça à le plus « cogner « , point.
      Kabylie, très peuplée, proche de la capitale et région montagneuse.
      Aurès, arrière pays, le long de la frontière tunisienne, sa base arrière.
      Meilleures salutations !

  3. Hamiche dit :

    Les premier habitant du Maghreb sont les berbères ou Numide , ils occupait l’Afrique du Nord du Maroc a la Libye on a vaincu les romain et l’on leur a résister farouchement avec des roi comme tackfarinas Jugurtha massinissa etx , les arabes sont venues a notre demande pour chasser le roi byzantin gregroir de nos terre sans réel volonté de peuplement bref ensuite les français sont venues ils nous ont exproprié , maltrété humilier nous les hommes de nif , et considérer commes des citoyen de 2nd plans dans notre propres pays , mon grand père ma tous raconter un français égal 50 algérien ! On n’avait pas un mot a dire chez nous ou quand il disait ce terrain et a moi maintenant plus a vous ! Voilà pourquoi ils on pris les arme pour demander leur libertés d’ailleurs tellement notre cause étais juste les États Unis l’ONU le monde entier nous a soutenue !!!

    • Kader Hamiche dit :

      Je suis Kabyle comme vous mais je ne me berce pas de mythes et de mensonges révisionnistes destinés à faire prendre aux Kabyles des vessies pour des lanternes. Personne, pas même les Berbères (nom générique qui désignait non un peuple mais un mode de vie et qui regroupe une multitude d’ethnies très différentes) n’a de droit prioritaire sur le Maghreb.

      Les Nations sont ce que les Hommes en font et l’Algérie est le produit des Berbères, certes, mais aussi des Romains, mais aussi des Vandales, mais aussi des Arabes, des Turcs ET des Français.

      Mais je n’ai pas l’intention de polémiquer avec vous : je vous laisse rêver à votre grandeur rétrospective bien faite pour vous aveugler quant aux réalités du moment qui sont que, depuis son « indépendance », l’Algérie est retombée dans la nuit. Et, surtout, pour vous empêcher de travailler à ce qu’elles changent. Cela dit sans vouloir vous faire de peine.

      PS. Il se peut que nous soyons cousins. Ma famille est originaire de Aïn El Hammam (Michelet).

    • mimi dit :

      pourquoi raconter des histoires les colons étaint très peu, on etait des ouvriers
      on roulait pas dans l or, mon père était plombier, et ma mère concierge, on
      ne vous a rien pris, on a défriché les terres, on a soigné les malades, maintenant
      comment vivez vous, les chinois sont peut etre mieux que les français, alors
      pourquoi venez vous en France

  4. Hamiche dit :

    Je suis un vraie Algérie de la région du djurjura grande Kabylie 100% berbère ,mon nom de famille c’est aussi Hamiche mes 2 grand père étais des combattants de la résistance contre l’occupant, dont l’un étais un cadre du FLN et je tient a vous corriger déjà le FLN (Front de Libération National) n’était pas et n’est pas une organisation terroriste communiste … c’est un groupe d’homme d’honneur et fier dont la majorités étais des kabyles tel que le colonel Amirouche ,krim Belkacem , Hocine Ait Ahmed qui a décidée de se révolter contre le joug de l’oppression de l’occupant , c’est un groupe qui comme les Jean moulin etx se sont battu jusqu’à la mort pour extraire leur nation de l ´occupant.
    Suite dans le prochain message !

    • HarkiNantes dit :

      Et Abane Ramdane tué par les siens….Hocine Ait Ahmed, quand à lui, nous connaissons sa vie car il l’ a passée en Europe, en regardant derrière son épaule si un tueur du F.L.N ne le suivait pas…Quand on commence à parler, il faut tout dire !
      Pas si glorieuse que celà, la l’ histoire du F.L.N et de ses cadres.

  5. nigette dit :

    je correspond assez souvent avec Mr Hamiche que j’apprécie particulièrement. Moi aussi je suis une ancienne de l’Algérie Française, qui aimait tant ce pays et je partageais mes jeux et mon amitié avec les gens de ma génération de toutes confessions: musulmanes, juives, berbères, françaises. Que de souvenirs heureux avant que ce drame ne surgisse nous poussant à l’exode!

  6. nigette dit :

    Charlotte d’Ornellas
    Attentat contre Charlie Hebdo : le bal des hypocrites.
    Si nous sommes aujourd’hui debout, c’est parce que nous sommes Français. Nul besoin de marcher derrière les responsables de la situation dans laquelle nous sommes.

  7. MESNIL dit :

    Eh oui , nous avions une autre mentalité, une autre idée de l’amitié, de la famille et malgré la guerre on se respectait, on se fréquentait. Nous aurions pu faire un grand et magnifique pays ! Résultat : nous voyons la misère, le désordre dans toute l’Afrique et ici voilà qu’on se bat pour des religions ! C’est fou ! La religion c’est quelque chose de personnel, mais nous voilà revenus des siècles en arrière !

  8. Benzal Robert dit :

    Peut être oui ! Peut être non ! J’avais 20 ans a Oran en 1962. Le grand con de général a été elu en 58 grâce aux électeurs francais d’Algérie y compris nos amis et frères d’origine algérienne . Les fellouz n’etaient presque plus au combats et leur rapport à l’islam n’était pas le même. Je crois que nous aurions pu continuer à vivre en Algerie, mais sous d’autres formes.
    Reçois mon accolade fraternelle, Kader

  9. ruiz dit :

    Bonjour Monsieur Hamiche,
    Je viens de lire votre lettre dont je partage la colère, après le massacre des journalistes de Charlie Hebdo.
    Je trouve admirable votre courage et votre volonté, mais je me demande si votre (notre) combat n’est pas perdu d’avance comme le fut celui de ‘l’Algérie française’.
    Notre monde a changé, insidieusement, je me suis moi-même laissé embourber en 1968 dans des combats où j’étais en partie manipulé par les modes de l’époque où, même des journaux comme Charlie Hebdo (que je lisais régulièrement quand Cavana en était le directeur de rédaction), cognaient sans retenue sur les catholiques et les juifs, et avaient une bienveillance mielleuse envers l’Islam et les arabes ‘toujours victimes’.
    Ces jeunes journalistes, maoïstes pour la plupart, moquaient les Harkis en les désignant aussi comme traitres à leur patrie, ils raillaient aussi tellement d’autres phénomènes de société qu’on ne pouvait que partager au moins une partie de leurs dérisions tous azimuts.
    J’avais 18 ans en 1962 quand je suis revenu d’Oran, ma ville natale, le grand généralissimo était notre ennemi juré, il le restera ad vitam aeternam.
    Néanmoins je ne peux m’empêcher de nous poser cette question : « que serions-nous devenus si nous étions restés là-bas, avec la prégnance toujours plus grande de l’islamisation du Magreb et des pays musulmans ? Ne serions-nous pas, nous aussi, en grande partie massacrés par ces barbares qui, au nom de leur dieu, croient posséder la vérité absolue ?
    Claude Ruiz

  10. TIFFOU Josette dit :

    BRAVO MR HAMICHE ,
    j’adhère à presque tout ce que vous tirez de votre analyse de nos sociétés en déclin.
    Je suis une vieille pied-noir de bientôt 83 ans. J’ai connu la guerre en France (mon père pied-noir était militaire) , après être née au Maroc. Mon père a été prisonnier en Allemagne pendant 2 ans car il a eu la chance un jour d’entendre dire par ses gardiens qu’ils allaient renvoyer en France les anciens combattants de la guerre 14/18. Il a transformé son nom alsacien pour lui donner une consonnance gutturale se rapprochant du dialecte des chleus marocains qu’ils avaient bien connus pendant son séjour dans le bled . Nous sommes rentrés en Algérie terre natale de mes parents . Mais les évènements d’Algérie nous ont rattrapés . Mariés nous sommes partis au Sahara. Mais nous avons du envoyer d’abord les enfants puis nous sommes arrivés le 1er mai 1962 à Marseille: mal accueillis par » la chorale » communiste mais nous nous avons eu un toit chez les parents de mon époux . Ce que vous vous n’avez pas eu : une honte pour la France de vous avoir « parqués »vous courageux harkis que nous admirons et aimons de tout notre coeur.
    Je taris tout ce qui me vient à l’esprit : j’aimais profondément cette Algérie.
    Je me permets de vous embrasser très affectueusement comme un frère.
    JO TIFFOU

  11. Seguin-Sorrento Claudie dit :

    Bonjour Monsieur, je vous remercie de ce que vous êtes et de ce que vous transmettez.
    J’ai apprécié votre analyse de la société mondialiste qui prévaut dans ce Vieux Monde qu’est l’Europe. Tant qu’il y aura des Hommes qui, comme vous, aura le libre arbitre de reconnaitre ce que devient la société des hommes, car reconnaître c’est déjà vouloir changer, la Lumière de l’Espérance pourra de nouveau briller et en allumer d’autres.
    Bien sincèrement
    Claudie Seguin-Sorrento

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