Rendre la France aux Français

Rendre la France aux Francçais

16€50 port inclus
© EDITIONS ASFOTELL, 2017
editions.asfotell@gmail.com
ISBN 979-10-92150-03-2

« L’idée de Peuple & Nation est née d’un constat : quoi qu’en disent les faiseurs d’opinion patentés qui squattent à la fois les colonnes de journaux, les étals des libraires, les ondes des radios et les plateaux de télévision, l’immense majorité des citoyens ne joue strictement aucun rôle dans la direction des affaires publiques, autrement dit, dans la politique. « Faire une place aux z’hommes zé aux femmes issues de la société civile » est un mantra, un gimmick, un tic, un gargarisme de politicien voulant faire croire qu’il est proche du peuple. En un mot, une escroquerie.

En guise d’ouverture sur l’extérieur, seule une infime partie des élus n’est pas du sérail. C’est la pseudo-« société civile ». Une « société civile »  soigneusement sélectionnée pour entrer parfaitement dans le moule prérequis et pré-conditionnée pour s’adapter aux mœurs du milieu : une belle fumisterie, en définitive. Pourtant c’est bien de la société civile, la vraie,  que viendra le salut. A condition qu’elle se prenne en main, sans parrain, sans piston, sans modèle, sans mentor, qu’elle pense et juge par elle-même, et qu’enfin elle agisse d’elle-même.[…] »

Créé en avril 2016, Peuple et Nation est un mouvement citoyen. Il a un rôle politique à jouer indépendamment du verdict de la Présidentielle d’avril-mai et des Législatives de juin. Comment et pour faire quoi ? C’est l’objet de ce manifeste-programme.

L’auteur
« Kader Hamiche, fils de Harki fier de l’être. Cela ne signifie pas que je sois fier du fils mais admiratif du père, ce montagnard kabyle qui, comme la plupart des gens de sa condition, n’a pas eu la chance d’aller à l’école et qui, malgré cela, a fait en 1955, avec son clan, le choix de résister au terrorisme islamo-communiste du FLN. »
Voir blog https://www.kader-hamiche.fr/qui-suis-je/

Extrait
« État des lieux politique
« Chaque génération se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grandeElle consiste à empêcher que le monde se défasse. » Albert Camus
Au cœur du mal qui mine la France et menace de la mener à sa perte, un système basé sur le partage des avantages et des pouvoirs entre une coalition de lobbies de toutes natures, qui, souvent, se haïssent et se mènent une concurrence sauvage mais s’entendent parfaitement quand il s’agit d’aller ensemble à la soupe et de participer à la curée.
Ce phénomène serait presque anecdotique (les parasites prospèrent à l’ombre de toutes les sociétés) s’il n’était érigé en système tellement vaste qu’il coûte des fortunes à la communauté nationale et s’il n’interdisait toute réforme véritable du modèle de gestion des affaires publiques. Surtout, s’il ne permettait pas la mise en œuvre d’un projet idéologique mortel pour la France : la confiscation du pouvoir par la haute finance mondialiste, consumériste, antinationale et communautariste.
Jusqu’à présent, ces forces gouvernaient par l’intermédiaire d’une caste politique prête à se vendre au plus offrant pourvu qu’il ne cherche pas à prendre sa place. Peu à peu, elles se sont mises à former leurs propres représentants chargés de défendre leurs intérêts au sein de cette caste politique ; puis elles ont décidé de passer au stade final de leur projet par la prise de contrôle direct de la Présidence de la République française par leur propre créature. Leur OPA sur les affaires de la France est, depuis hier soir, une réalité.
En effet, finaliste de la Présidentielle, Marine le Pen ne sera rien de plus qu’un faire-valoir d’Emmanuel Macron et un punching-ball pour la coalition d’adeptes d’une très confortable bien pensance. Le prochain Président de la République sera un banquier – ou, plus exactement, l’instrument de la haute banque internationale – adepte de la financiarisation de l’économie, atlantiste, européiste, mondialiste, immigrationniste et communautariste : une perspective hallucinante pour l’auteur de ce livre et dont les Français sont loin de mesurer les conséquences mortelles pour notre pays.

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En France, l’instrument de la prise de pouvoir par le lobby euro-atlanto-mondialiste est la French american foundation. Fondée par Valéry Giscard d’Estaing et le Président Ford pour faciliter les relations en tous genres entre la France et les États-Unis. Via son programme Young leader, cette fondation sélectionne chaque année depuis 1981 des jeunes gens prometteurs voués à exercer un leadership dans leurs domaines respectifs et à jouer un rôle de premier plan dans les affaires publiques françaises. Les domaines en question sont la haute fonction publique, l’entreprise, les médias, l’armée, la recherche, la culture, le monde associatif, etc. Les trente lauréats sélectionnés chaque année sur plusieurs centaines de prétendants effectuent un stage de deux ans aux États-Unis avant de revenir en France exercer leurs talents au service d’une cause unique : le libéralisme et l’ouverture au monde devenue, par une dérive implacable, le consumérisme et la mondialisation.
Mais la dérive ne toucha pas que l’économie et les échanges. De projet de gestion des affaires de la France, la vocation de la FAF devint une véritable entreprise de déconstruction du modèle de société d’inspiration romaine chrétienne et son remplacement par un modèle indéfini basé sur ce mot d’ordre : l’individu a tous les droits pourvu qu’il consomme et qu’il ne fasse pas trop de politique.
L’instrument de ce projet antinational est l’Union Européenne dont les principaux leviers sont désormais aux mains d’une caste issue ou inféodée à la haute finance internationale.
Le premier des Young leaders de la FAF fut, pour la France, Alain Juppé en 1981. Il eut pour condisciples deux futurs ministres de la Défense français, un de droite, François Léotard, un de gauche, Alain Richard. Ce qui indique que la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN en 2009 était dans les tuyaux depuis une bonne quinzaine d’années. La même année 1981 vit aussi parmi les Young leaders quatre piliers de l’euro-mondialisme dont un quasi fanatique : Bernard Guetta, éditorialiste qui bouffe du Trump, du Poutine, du Assad et du MLP chaque matin sur France Inter, et trois énarques : un certain Alain Minc, « économiste », chef d‘entreprise, membre de nombreux conseils d’administration et essayiste ; Michel Bon, un pilier du capitalisme français, symbole de la connivence et des relations imbriquées entre la politique et l’argent (Carrefour, ANPE, France Télécom) ; enfin, François Henrot, bras droit de David de Rothschild, inconnu du grand public mais dont le nom est associé à celui d’Emmanuel Macron qu’il a fait entrer chez Rothchild puis dans le programme Young leaders 2012 de la French american foundation…, dont il est par ailleurs membre du Conseil d’Administration.
Certes, j’ai, à l’occasion de l’écriture de mon livre La France confisquée, vu l’évolution. Depuis 1985, il y a toujours eu des Young leaders au gouvernement mais jamais on n’en vit autant qu’avec l’accession de François Hollande à la Présidence de la République. Young leader lui-même (cru 1996), il n’en nomma pas moins de huit en cinq ans, le plus souvent à des postes clefs : l’Économie et les Finances avec Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron, la Santé avec Marisol Touraine, l’Éducation nationale avec Najat Vallaud-Belkacem. Les autres heureux promus sont Bruno Leroux (Intérieur), Fleur Pellerin (Culture) et Matthias Fekl (Commerce extérieur). Autant de ministres membres du lobby euro-mondialo-atlantiste[1] qui font la démonstration de son emprise sur les affaires publiques.
Mais les Young leaders sont encore plus nombreux à noyauter les lieux de pouvoir et d’influence : tout d’abord, les médias, que je mets en tête du réseau car ce sont eux qui font l’opinion, soit en désinformant soit en taisant l’information ; ensuite, les pseudo think-tank, en réalité des instruments de propagande subventionnés de l’idéologie euro-mondialiste dont les patrons (et, souvent, uniques représentants) squattent les plateaux de télévision ; enfin, l’entreprise, notamment publique mais plus encore « privée » dépendante de l’État ou dirigée par d’anciens hauts fonctionnaires. Nous y reviendrons.
En projetant Emmanuel Macron sur le devant de la scène en candidat à une Présidence de la République qui concentre l’essentiel des pouvoirs, la haute finance internationale est sortie du bois ; elle a jugé que le fruit était mûr et qu’elle n’avait plus l’obligation de gouverner dans l’ombre d‘une caste politique prête à se vendre et à brader les intérêts de la Nation et la Nation elle-même pourvu qu’on lui laisse les apparences du pouvoir. On aurait pu croire que les politiques allaient s’accrocher à leur os et que jamais ils ne se laisseraient déborder par ce nouveau venu dont on voit immédiatement les ficelles qui le rattachent à ses marionnettistes, et dont l’accès à la plus haute charge de l’État signifie pour eux la fin de toute ambition suprême pour dix ans. Je me suis trompé ; la gauche et la fausse droite se sont, sous le prétexte éculé de lutter contre l’extrême-droite, unanimement rangées derrière Macron… Quitte à lui disputer le terrain des législatives, très lucratif mais strictement inutile du point de vue de la défense de la France.
L’Europe supranationale et la fin des nations avant cinq ans
L’élection d’Emmanuel Macron signifie la reprise du projet d’instauration d’une Europe supranationale. Cela se traduira par la résurrection des projets mis en veille ces dernières années pour cause de colère des Peuples : l’accélération de l’intégration politique avec la création d’un véritable pouvoir exécutif européen (président et gouvernement doté de prérogatives normalement dévolues aux états-nations, notamment en matière fiscale ; l’institutionnalisation des grandes régions transnationales en lieu et place des collectivités territoriales actuelles ; la mise en lace du TAFTA.
A la fin du (premier) mandat d’Emmanuel Macron les nations seront juridiquement caduques. Après le second, elles ne survivront qu’à l’état de mythe nostalgique que la coalition de lobbies de l’anti-France passera son temps à brocarder et à salir comme elle le fait déjà du patriotisme.
Les Patriotes doivent-ils se résigner avant d’avoir lutté ? Évidemment, non ! Ils doivent au contraire passer les cinq années à tenter de convaincre les Français de leur erreur. Mais cela ne viendra pas des partis traditionnels ni des politiques qui ont déjà gouverné. Quant au Front national, il n’est pas armé pour y réussir parce que, en définitive, il fonctionne selon les mêmes codes que ceux qu’il combat. Cela s’est vu dans son programme, non seulement du point de vue de ses propositions mais de sa structure. Le salut viendra des Français qu’on appelle « la société civile ». Le rôle assigné à Peuple & Nation et d’aider à l’affirmation d’un pouvoir politique réel et autonome de la société civile.
Comment et pour faire quoi ? C’est l’objet de ce manifeste.

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[1] Parmi eux, un seul parmi eux est allé à l’encontre de ce mouvement : Arnaud Montebourg.